Archives par mois : juillet 2011

Expatriation et évolution professionnelle : réussite ou sacrifices au profit d’une carrière

Rémunération plus avantageuse, postes à responsabilités, ou encore cadre de vie plus intéressant, la mobilité professionnelle internationale ne cesse d’ouvrir des perspectives d’évolution très intéressantes. Dans bien des cas, il s’agit d’opportunités que se voient offrir certains cadres supérieurs à haut potentiel. Un véritable enjeu business pour les entreprises qui cherchent à diffuser une culture internationale au sein d’un groupe. La mobilité et l’accroissement des compétences des salariés, induit par l’internationalisation des sociétés, imposent à ces cadres la nécessité de collaborer dans un espace de travail étendu à l’échelle mondiale.

Une expérience à l’étranger est certes très valorisante pour une carrière, mais on n’oublie souvent que les considérations qualifiant une expatriation professionnelle de réussite, suppose de relever bien des défis au-delà de la sphère professionnelle.

Pourquoi l’expatriation est-elle une opportunité unique d’évolution professionnelle ?

 Tout d’abord parce, s’expatrier peut permettre d’accéder à des responsabilités plus importantes qu’en France. En ce sens, c’est donc une voie de passage propice à l’évolution professionnelle, un véritable tremplin pour une carrière à l’internationale. L’expatrié peut par exemple développer sa capacité à encadrer des équipes, ou aussi apprendre à maîtriser une technologie encore inexistante ou peu développée en France. L’enrichissement et l’épanouissement personnel peuvent aussi passer par la confrontation avec une autre culture.

 Un tel choix de vie a-t-il cependant des limites ?

Le modèle de l’expert reconnu ou du jeune cadre à haut potentiel passant d’un pays à un autre, d’une culture à une autre, avec aisance et sans état d’âme, relève franchement d’une utopie.

Les obstacles qui conduisent à l’échec de l’expatriation sont nombreux : difficulté d’adaptation ou d’intégration, contrat mal cadré, écart entre la mission proposée initialement et la réalité une fois place, la perte de repères, le mal de l’éloignement familial ou amical… Autant de facteurs susceptibles de transformer cette aventure, au départ inoubliable, en cauchemar pour l’expatrié et sa famille.

Autre risque à prendre en compte, mais pas des moindres, s’apparente à la réintégration du poste au retour de l’expatrié.

Peser le pour et le contre

Avant de prendre une telle décision, il est très important de s’interroger sur ses motivations et d’envisager les conséquences pour soi et son entourage professionnel, mais aussi familial et amical à moyen et à long terme. Savoir entretenir son réseau pendant son absence et le tenir informé de ses évolutions professionnelles est aussi une règle d’or fondamentale.

Résident fiscal à l’étranger et assurance vie : de nouvelles mesures bientôt en vigueur ?

Le statut de non-résident fiscal français.

Il convient de distinguer les statuts de non-résident et de non-résident fiscal français.

Un non-résident est une personne qui réside hors de France, qu’elle paye ou non des impôts en France ;

Un non-résident fiscal français (ou résident fiscal à l’étranger) est une personne qui réside hors de France et qui ne paye pas d’impôts en France, indépendamment de sa nationalité. (cf. impôts et expatriation)

Pour le droit français (Article 4 B du Code Général des Impôts), une personne physique qui cumule les critères ci-dessous est considérée comme non-résident fiscal français :

– le foyer familial ou lieu de vie principal pour la personne et sa famille (conjoint et enfants) est hors de France ;

– les séjours en France n’excèdent pas 182 jours par an ;

– aucune activité professionnelle n’est exercée en France ;

– le centre de ses intérêts économiques (lieu où la personne tire la majeure partie de ses revenus ou celui où elle a réalisé ses principaux investissements) n’est pas situé en France.

Ce qui change pour les expatriés ayant une assurance vie ?

Jusque-là, lorsqu’un non-résident fiscal français souscrivait un contrat d’assurance vie, il ne payait pas la taxe de 20% au-delà de 152 500 euros d’abattement par bénéficiaire, si la souscription du contrat avait été réalisée pendant sa période d’expatriation.

Cet avantage fiscal restait acquis même si la personne redevenait résident fiscal français.

Cette mesure incitait les Français vivant à l’étranger à conserver des investissements en France non soumis à l’imposition.

La donne pourrait désormais changer puisque les députés ont récemment adopté un amendement à la loi des finances 2011 afin de taxer ces revenus. Cependant pour le moment il n’en est rien, cet amendement n’a pas encore été adopté par l’Assemblée Nationale.

La question subsiste donc encore : les expatriés perdront-ils cet avantage ?

Comment préparer son retour en France après une expatriation de longue durée ?

Retour en France après expatriationNous avons jusqu’alors envisagé l’expatriation du point de vue du départ, mais qu’en est-il de l’opération inverse ?

La règle d’or reste l’anticipation pour éviter ce qui est pour certains un véritable parcours du combattant.

En effet, certains expatriés tendent à vivre le retour au pays comme un véritable chamboulement. Habitudes de vie, avantages perdus, cercle d’amis, réinsertions professionnelle et scolaire, choc culturel « inversé » : autant de sujets de préoccupation pour l’expatrié.

Anticiper l’idée du retour et penser à la motivation permettent à l’expatrié de se préparer psychologiquement à ce nouveau changement qu’est le retour en France.

Passée cette étape, viennent ensuite les formalités administratives.

Le déménagement :

Pour éviter tout contentieux concernant les objets acquis pendant l’expatriation, informez-vous au préalable auprès des services de douanes.

Réunissez les factures et au besoin les différents permis de sortie de territoire.

Une fois assuré de n’être pas dans l’illégalité, faire parvenir votre cargaison à bon port n’est pas nécessairement une mince affaire. En effet, il existe dans le domaine du déménagement international une quantité de prestataires : interrogez votre entourage, comparez les fiabilités, les délais et, bien sûr, les frais et surtaxes à prendre en compte.

La protection sociale

Une fois le pied sur le sol français, l’organisme en charge de la protection sociale des expatriés CFE, et /ou votre assurance expatriation ne sont plus en mesure de vous couvrir.

Selon que vous soyez salarié (ou travailleur indépendant), retraité ou sans emploi, le processus d’adhésion à la Sécurité sociale, obligatoire en France, diffère.

Il se concrétise soit par l’intermédiaire de votre employeur (ou régime social des indépendants RSI si vous êtes en freelance), soit auprès de votre caisse de retraite ou de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie, CPAM, de votre lieu de résidence.

Les prestations sociales (allocations familiales, chômage …)

Pour les allocations familiales, il appartient à l’expatrié de s’occuper des démarches d’inscription pour un retour à la normale par rapport aux droits. Le montant est calculé au prorata de la présence effective des enfants sur le territoire.

Pour l’assurance chômage, plusieurs cas sont possibles. Votre protection va dépendre de votre statut (expatrié ou détaché, cf billet précédent) et du pays dans lequel vous vous situiez.

En tant que détaché l’employeur a l’obligation de vous maintenir sous le régime de l’assurance chômage, au même titre que si vous aviez travaillé sur le territoire français.

En revanche la situation se complique si vous aviez le statut d’expatrié. En théorie vous dépendez complètement du système de protection chômage du pays d’expatriation au même titre qu’un salarié local. Néanmoins, la législation diffère suivant si le pays d’expatriation appartient ou non à l’Espace économique européen (EEE), Suisse comprise.

Les animaux de compagnie

Chien, chat, furet : votre animal doit être titulaire d’un passeport délivré par un vétérinaire habilité par l’autorité compétente et qui atteste de sa vaccination contre la rage (en cours de validité, c’est à dire après un délai de 21 jours). Autre formalité pour être introduit sur le territoire français, l’animal devra être tatoué ou posséder une puce électronique afin de s’assurer de son identité.

Pour d’autres types d’animaux (oiseaux, rongeurs, reptiles, poissons …) d’autres formalités sont à prévoir.

Permis de conduire

Vous avez passé le permis de conduire pendant votre expatriation. De retour en France, il n’est pas systématiquement obligatoire de le repasser ou de l’échanger. Il existe des accords entre la France et de nombreux pays étrangers ouvrant droit à une équivalence. Une taxe régionale est à prévoir, au montant variable selon les régions.

Renseignez-vous à la préfecture de votre domicile (la préfecture de police si vous habitez Paris).

Si vous avez déjà vécu un retour en France, n’hésitez pas à nous faire de votre expérience en commentant ce billet. Certains aspects indissociables de la vie d’expatrié nous ont peut-être échappés !

Pourquoi opter pour une assurance déplacement professionnel ?

Déplacement professionnel Nous avons récemment publié un article sur le statut des salariés qui partent travailler à l’étranger (ici) et les différentes alternatives de couvertures qui s’offrent à eux. Mais la question d’aujourd’hui est la suivante : dans quelle mesure une assurance peut être utile pour un simple déplacement professionnel de courte durée, voyage d’affaires, séminaire à l’étranger, etc.
Pas toujours considérée comme importante, car non obligatoire, une couverture est pourtant bel et bien essentielle pour mieux faire face aux imprévus, même lors de déplacements de courte durée.

En plus de protéger ses salariés, une assurance déplacement professionnel est aussi une sécurité pour l’entreprise, car elle engage sa responsabilité en cas de déplacement professionnel face à ses collaborateurs. Voici quelques bonnes raisons pour une entreprise de souscrire à une assurance déplacement professionnel :

Si vos collaborateurs sont souvent amenés à se déplacer, sachez que ce type d’assurance peut se contracter pour des périodes allant jusqu’à 1 an. Tous les déplacements qui se font pendant la période souscrite sont couverts.

Elle s’adresse à la fois aux salariés à titre individuel ou aux entreprises (assurance mission pour groupes de salariés), le nombre de professionnels n’est pas limité.

Les garanties prévues par l’assurance s’exercent tout au long de la mission et même en dehors des heures de travail.

Elle couvre tous les pays du monde

De multiples garanties sont prévues par le contrat : assistance au voyageur, frais médicaux et d’hospitalisation d’urgence à l’étranger, ainsi que capital décès et invalidité suite à un accident.

D’autres couvertures peuvent également être incluses à savoir les dommages ou la perte des bagages ou encore l’annulation du voyage, les retards, etc.

Finalement, en fonction du type de déplacement, la destination et autres conditions particulières, le choix d’une assurance déplacement professionnel doit se faire en fonction des besoins du voyageur. Ceci pour pouvoir profiter d’une couverture optimale.