Archives par mois : septembre 2011

Quelle assurance expatriation : CFE, complémentaire CFE ou assurance au premier euro ?

Le jour du départ approche à vitesse grand V et vous n’avez pas encore effectué aucune démarche quant à votre future couverture santé ? Lisez attentivement ce qui suit.

Au-delà d’un laps de temps à l’étranger fixé à 3 mois, vous ne bénéficiez plus de la Sécurité sociale française, sauf évidemment en cas de détachement par votre employeur (voir billet Expatriation ou détachement du salarié à l’étranger : quelle couverture santé ?). Et parce qu’on ne plaisante pas avec la santé, qui plus est dans un pays étranger, deux types de couvertures s’offrent à vous pour assurer la prise en charge de votre santé et celle de votre famille : la CFE (Caisse des Français de l’Etranger, équivalent pour les expatriés de la Sécurité sociale française) et/ou les assurances santé pour expatriés.

Les assurances santé expatriation à leur tour, se présentent sous deux formes différentes : en complément à la CFE ou au 1er euro.

La CFE

Un des grands avantages de l’affiliation à la CFE est qu’elle permet d’assurer la continuité des droits pendant que la personne réside à l’étranger, ainsi qu’à son retour en France.

Les remboursements de la CFE se font sur la base du barème de la Sécurité sociale française. Il faut noter que ceux-ci peuvent s’avérer insuffisants dans des pays où les soins médicaux ont un coût élevé, par exemple : les États-Unis, le Canada ou le Japon. Pour éviter des restes à charge trop importants, il vous est donc souvent recommandé de souscrire une assurance complémentaire à la CFE.

Il faut aussi tenir en compte que la couverture de la CFE n’inclus pas certaines garanties comme le sont : le rapatriement, la responsabilité civile ou le transport du corps en cas de décès. Celles-ci peuvent également être couvertes par une complémentaire.

Les assurances expatriation au 1er euro

D’un autre côté, les assurances expatriation au 1er euro se caractérisent par la prise en charge de l’assurer par l’organisme assureur dès le 1er euro dépensé. On pourrait opposer ce type de solution à une intervention en complément d’une caisse d’assurance maladie comme la Sécurité sociale ou la Caisse des Français de l’Etranger pour lesquelles vous devez obligatoirement cotiser, avant d’être remboursé.

L’équation est simple : souscrire à une assurance santé pour expatriés au 1er euro c’est souscrire à une assurance qui assurera à la fois le rôle de Sécu et de mutuelle santé, tout en cumulant d’autres avantages comme l’avance des frais d’hospitalisation,  le libre choix du médecin, ou encore les garanties non incluses dans la couverture de la CFE. Un véritable soulagement économique en cas de coup dur.

Par contre, les assurances pour expatriés au 1er euro ne vous permettent pas de maintenir la continuité de vos droits pendant votre expatriation.

Alors, quelle assurance expatriation choisir ? CFE, complémentaire CFE, ou assurance expatriation au 1er euro ?

Il n’y a pas de meilleure réponse. Cela dépend de la situation de chacun, du pays d’expatriation et de la durée de celle-ci.

En tout cas, avant de faire votre choix, il faudra faire une évaluation de votre situation personnelle et comparez soigneusement les différentes solutions qui vous sont proposées dans le marché.

Du nouveau pour la couverture retraite des Français expatriés

Retraités avec petit enfantPresque un an après le débat houleux sur les retraites qui avait abouti à la réforme du système français sur plusieurs points (recul de l’âge de départ à la retraite, allongement de la durée d’assurance, nouvelles prérogatives sur la pénibilité, carrière longue …), nous vous proposons aujourd’hui de voir au travers de cet article, ce qu’il en est concrètement pour nos amis les expatriés.

Mais au fait, la retraite à l’étranger comment ça marche ?

Nous évoquions lors d’un précédent billet (Expatriation ou détachement du salarié à l’étranger : quelle couverture santé ?) la différence entre les deux statuts vis-à-vis de la protection sociale, différence qui s’applique également au volet des retraites.

On distingue deux types de statuts pour deux types de régimes :

1) Le salarié détaché reste affilié au régime de retraite français

En restant affilié au régime de sécurité sociale français le salarié détaché cotise de la même manière que s’il était resté en France. Les périodes de détachement seront prises en compte dans le calcul de la pension de retraite française. L’employeur a la seule initiative des formalités et s’engage à verser l’intégralité des cotisations en France. Autrement dit, le salarié détaché n’a aucune formalité à accomplir. Attention tout de même, selon la destination du détachement, les règles diffèrent.

2) Le salarié expatrié ne cotise plus au régime de retraite français

Rappelons que le salarié français expatrié voit son contrat de travail français suspendu au profit d’un contrat local, ce qui a des conséquences sur l’application du régime de sécurité sociale et plus particulièrement sur les droits à la retraite, désormais directement liés au système local. Pour bénéficier d’une retraite à taux plein, en plus des cotisations éventuelles dont il faut s’acquitter dans le cadre de l’activité salariale locale, il est conseillé d’adhérer à titre individuel ou par le biais de l’entreprise, à la Caisse des Français de l’étranger (CFE). Cette caisse assurera la continuité avec le régime français.

De nouvelles mesures pour les affiliés à la CFE

Les critères d’affiliation à la CFE changent

Les personnes souhaitant cotiser de manière volontaire au régime français de retraite de base ont désormais la possibilité d’y adhérer, quelle que soit leur nationalité (il fallait auparavant justifier de la nationalité française).  Autre modification importante : en cas de trimestres manquants, les intéressés ont désormais la possibilité de s’affilier rétroactivement pour une période de 10 ans. Notez néanmoins qu’il faut obligatoirement justifier d’une affiliation préalable de 5 ans à un régime français d’assurance maladie obligatoire.

Le taux de contribution CFE augmente

Le taux pour la retraite de base volontaire passe de 15,9% à 16,65%  et s’aligne donc sur celui en vigueur pour la retraite de base obligatoire.

Le rachat de trimestres à l’étranger s’aligne sur le régime français

Le prix de rachat des trimestres de retraite durant lesquels les expatriés sont restés à l’étranger est désormais aligné sur le prix de rachat applicable aux résidents français ayant eu des périodes non couvertes.

Toute période non cotisée affecte le montant de la pension de la retraite. Gardez en tête qu’il est très important de conserver toutes les traces d’activités salariales en France comme à l’étranger, ce qui vous sera demandé au moment de la reconstitution de carrière. En effet pour pouvoir calculer votre retraite, il vous faudra une preuve de salaire : fiches de paie, contrat de travail, coordonnées de vos employeurs.