Archives par catégorie : Tout savoir sur l’expatriation

Apprendre une nouvelle langue, un des défis de l’expatriation !

apprendre_une_nouvelle_languePour beaucoup d’expatriés, vivre dans un pays étranger implique un changement de mode de vie, d’habitudes alimentaires ou même vestimentaires. Par ailleurs, il est souvent utile d’apprendre la langue du pays d’accueil afin de mieux communiquer avec la population locale et, surtout, de faciliter son intégration. 

Pourquoi l’anglais ne suffit pas ?

Après le mandarin, l’espagnol est l’une des langues les plus utilisées au monde, bien avant l’anglais qui est parlé au quotidien par 322 millions de personnes. L’expatrié a par conséquent de fortes probabilités de vivre au sein d’une population hispanophone, lusophone, ou arabe plutôt qu’anglophone ou francophone. Dans de nombreux cas, il ne suffit donc pas de savoir parler anglais pour pouvoir communiquer avec les autres, il importe de se familiariser avec la langue locale. 

Il est clair que l’intégration passe souvent par l’apprentissage de la nouvelle langue du pays d’expatriation. Pour y arriver à apprendre une nouvelle langue, il faut quelquefois s’éloigner de son cercle d’amis francophones afin de pouvoir mieux s’imprégner de la langue locale. Cela constitue en même temps une réelle opportunité pour connaître la culture du pays. Dans un même temps, vous améliorerez votre niveau de culture générale tout en apportant un petit plus à votre Curriculum Vitae. C’est aussi un moyen de faciliter la recherche d’un emploi à l’étranger. 

Comment apprendre ?

Il existe plusieurs manières, pour un expatrié, d’apprendre la langue parlée dans le pays. Regarder la télévision, écouter la radio ou lire les journaux dans la langue locale constitue l’une des meilleures façons de progresser tout en vous informant des sujets d’actualité dont vous pourrez discuter avec vos nouveaux amis. Bien entendu, vous devez disposer du temps nécessaire afin de vous adonner à cette initiation.

Vous pouvez également exploiter les nouvelles technologies pour vous aider à acquérir les bases et avancer dans votre étude. Qu’il s’agisse de sites Internet ou d’applications sur Smartphones, ces innovations technologiques offrent l’avantage de faciliter votre apprentissage de la langue étrangère, notamment si vous faites partie de ces voyageurs connectés.

N’hésitez pas à prendre des cours dans une école de langue ou avec un professeur particulier. De cette façon, votre évolution sera suivie de manière régulière et vous pourrez être sûr d’obtenir un résultat palpable au bout de quelques semaines ou de quelques mois. Cette option s’adresse notamment aux personnes qui possèdent les moyens financiers adéquats pour payer ces cours, ainsi qu’aux cadres d’entreprise qui souhaitent progresser rapidement. 

Et les enfants dans tout ça ?

La France détient le record des établissements d’enseignement français homologués au monde avec plus de 440 institutions recensées dans 135 pays. Il vous sera dans ce cas facile d’offrir un enseignement en français à vos enfants. Cependant, vous faciliterez leur intégration dans le pays d’accueil en les poussant à apprendre la langue locale, l’histoire du pays ainsi que ses us et coutumes. D’autant plus que leur jeune âge constitue leur meilleur atout dans cette initiation.  En effet, curieux de nature, les enfants apprennent plus facilement et plus rapidement une autre langue.  

La fréquentation des enfants natifs du pays d’accueil sera pour eux l’occasion de s’ouvrir à une autre culture et de cultiver le respect de l’autre. Une telle initiative fait partie de l’initiation des enfants à l’expatriation.

À l’autre bout du monde ou sur un autre continent, l’expatriation demande aux adultes et aux enfants un effort d’apprentissage de la langue locale afin de faciliter le contact avec la population. Véritable moteur d’intégration, cette formation constitue dans la plupart des cas une porte d’entrée pour découvrir et apprécier le pays d’accueil. Sur le site d’ACS, découvrez toutes les opportunités pour partir à l’étranger ainsi que des conseils pratiques pour réussir votre expatriation.

Expatriés au chômage, mode d’emploi !

Expatrié au chômage

Même les projets d’expatriation les plus soigneusement élaborés peuvent faire face à des difficultés inattendues, comme de se retrouver au chômage. Quelles sont les aides et les subventions possibles en cas de perte d’emploi à l’étranger ?

 

 

 

Partir en tant que chômeur

Si vous êtes à la recherche d’un emploi, il y a un certain nombre d’opportunités à explorer tel que le VIE ou l’expatriation dans des villes comme Londres, plus propice à la recherche d’un poste.

Il existe également des aides disponibles pour prévenir les mauvais jours. C’est le cas de l’assurance chômage, une allocation versée par Pôle Emploi Services, à condition de remplir 122 jours ou 610 heures d’affiliation minimum. La durée d’indemnisation ne peut dépasser 36 mois pour les travailleurs de plus de 50 ans et 24 mois pour ceux de moins de 50 ans. Cependant, si vous êtes chômeur à l’étranger, le versement de cette allocation est suspendu dès que vous quittez le sol français. Vous pouvez cependant reprendre ultérieurement vos droits acquis dans un délai de 3 ans si vous revenez dans l’Hexagone et que vous en faites la demande auprès du Pôle Emploi qui gère votre dossier.

Si vous vous installez dans un autre pays de l’Union Européenne, il est possible de faire transférer votre droit d’assurance chômage dans votre pays d’accueil pour une durée maximale de 3 mois. Pour cela, vous devez faire remplir le formulaire U2 par Pôle Emploi et le déposer dans les 7 jours suivant votre arrivée auprès des services de l’emploi du pays qui vous accueille.

Se retrouver au chômage dans le pays d’expatriation

L’expatriation ne met personne à l’abri du chômage. Selon l’article L.5422-13 du Code de travail, tout employeur établi en France est obligé d’assurer ses employés contre le risque de perte d’emploi, que ceux-ci aient le statut de détaché ou d’expatrié. C’est le lieu d’exercice de l’activité qui détermine la couverture sociale qui s’applique en matière d’assurance chômage.

Au sein de l’Espace Economique Européen (EEE) et en Suisse, l’affiliation est considérée comme locale et ce sont les organismes d’emploi du pays d’accueil qui versent les allocations de chômage. Hors de Suisse et de l’EEE, c’est le régime français qui s’applique. L’expatrié chômeur est traité comme son homologue resté en France. Vous trouverez plus d’informations sur le portail du Centre des liaisons européennes et internationales de Sécurité Sociale (CLEISS).
Ainsi, en cas de chômage au Canada par exemple, il faudra contacter le centre Service Canada, car ce pays a signé un accord bilatéral avec la France en ce qui concerne l’assurance chômage. Si votre pays d’expatriation est l’Autriche, renseignez-vous auprès de l’Arbeitsmarktservice Österreich (AMS) afin de bénéficier de vos droits. Pour la Nouvelle-Zélande, il faut vous adresser au Work and Income ou à l’une de ses antennes dans le pays.

L’assurance pour les expatriés au chômage

Si vous êtes un expatrié au chômage, le fait d’avoir souscrit une assurance santé vous sera d’un grand secours. En effet, les frais médicaux comme les consultations ou l’hospitalisation se révèlent souvent hors de prix dans certains pays. Si vous projetez de faire un PVT dans un avenir proche, vous pouvez obtenir une couverture aux frais réels.

Les compagnies d’assurances vous offrent également une assistance d’urgence, joignable à tout moment, une assistance rapatriement ainsi qu’une garantie Responsabilité civile familiale. Le décès, comme l’invalidité, sont également couverts par cette assurance.
Que vous soyez au chômage avant votre expatriation ou que celui-ci soit survenu après quelques mois d’activité dans le pays d’accueil, il est toujours possible de bénéficier d’une aide. Pour cela, il suffit tout simplement de bien s’informer avant votre départ et de remplir les formulaires adéquats. Avec ACS, découvrez de nombreux conseils pour réussir votre expatriation et votre voyage à l’étranger en toutes circonstances.

Expatriation enfants : comment les préparer à leur nouvelle vie ?

Expatriation enfantLe nombre de Français qui vivent à l’étranger augmente d’année en année. D’après le Ministère des Affaires étrangères, ils sont plus de 1,6 million d’expatriés en 2013, soit une progression de 2 % par rapport à 2012. Les enfants accompagnent souvent leurs parents dans ces projets d’expatriation. Comment les préparer à ce passage vers une nouvelle vie et faire en sorte que chaque membre de la famille puisse profiter de ce changement de cadre ? S’il s’agit d’adolescents, quelles décisions prendre pour ne pas compromettre leur avenir ?

Préparation des tout-petits

Du fait de leur jeune âge, les tout-petits sont particulièrement sensibles aux difficultés relatives à l’installation dans un pays étranger. Vous devez veiller à leur offrir une affection constante malgré un emploi du temps chargé dû aux préparatifs du déménagement. Vous pouvez leur expliquer votre projet, les raisons de votre départ, comment cela se passera là-bas, … même un bébé a besoin de mots pour comprendre ce qui lui arrive. Il existe de nombreux livres d’enfants parlant de déménagement, cela peut être une bonne idée pour la lecture du soir car cela éveillera le questionnement de votre enfant et vous aidera aussi à lui parler d’éléments anodins pour vous mais d’une grande importance pour lui. N’oubliez pas d’apporter les animaux en peluche ou les objets familiers chers à votre petit protégé afin de réduire le risque de dépaysement.

D’un point de vue santé, il ne faut pas oublier de mettre à jour les vaccins et de vérifier les aspects sanitaires du voyage afin d’offrir un maximum de bien-être à votre enfant durant tout le séjour. N’hésitez pas de demander des conseils à votre médecin de famille concernant les précautions à prendre et de vous informer des risques de maladies dans le pays d’accueil. Si vous partez dans un pays tropical, les moustiques, le soleil et l’eau constituent les principaux dangers pour les petits. Évidemment, la souscription d’une assurance expatrié pour les petits comme pour les grands est recommandée pour partir l’esprit tranquille.

Le cas des enfants

L’expatriation d’un enfant plus âgé n’est pas facile car il peut se sentir inquiet en voyant ses parents stressés par les préparatifs du voyage. Cette appréhension risque de le perturber et d’attiser son anxiété. À cela s’ajoute la peur de ne pas pouvoir se faire de nouveaux amis ainsi que la perte de repères. Pour parer à ces risques, il est important d’associer pleinement l’enfant au projet. Si possible, vous pouvez même organiser un court séjour dans le nouveau pays d’accueil afin de permettre à chacun de s’imprégner du nouvel environnement et de la nouvelle culture auxquels il faudra s’adapter.

Nouer un contact avec d’autres compatriotes qui ont des enfants du même âge que le vôtre ou qui fréquentent la même école francophone peut s’avérer précieux. Essayez d’établir la communication avec cette famille avant le départ. Cela vous permettra de prendre de l’avance dans les préparatifs tout en offrant à votre enfant la possibilité de fréquenter à son arrivée des personnes qui ne lui sont plus inconnues. Vous pouvez également l’inscrire à un cours de langue du pays où vous allez vous installer. Cette préparation lui permettra de communiquer sans complexe au moment de l’installation, et en même temps de connaître davantage l’histoire et la culture du pays d’accueil. De ce fait, son intégration est facilitée et il pourra même éprouver une certaine impatience à partir.

Expatriation des adolescents : un cas particulier

Du fait de leur relative fragilité, les adolescents sont encore plus sensibles à toute modification de leur sphère familière. Lors d’une expatriation avec des adolescents, vous devez vous atteler à bien préparer le séjour. Avec leur accord, choisissez avec soin leur école ou la filière dans laquelle ils vont s’inscrire. Aidez-les à garder le contact avec leurs amis en France à travers les réseaux sociaux et autres moyens de communication. S’ils ne possèdent pas encore leur propre compte, encouragez-les à en ouvrir un afin qu’ils puissent rester en contact avec leur « tribu » et ce, en toute intimité.

S’il n’est pas possible de trouver une école adaptée à l’adolescent, il ne faut pas sacrifier son avenir. Il convient dans ce cas de trouver une alternative intéressante aussi bien pour vous que pour lui. Rester chez les grands-parents ou un membre de la famille constitue la solution idéale. En effet, il évoluera dans un environnement qui lui sera familier. De votre côté, vous pourrez partir l’esprit tranquille, car il se trouve entre de bonnes mains. Il est également envisageable d’opter pour l’internat, même si cette solution présente quelques inconvénients, notamment des charges financières importantes et une éventuelle réticence de l’adolescent.

L’expatriation en famille est une étape charnière qui nécessite une préparation méticuleuse. Elle impose parfois des choix difficiles à prendre ainsi que des sacrifices que les parents tout comme les enfants doivent comprendre et accepter. Il appartient aux parents d’aider leurs enfants à donner un sens à leur nouvelle vie et à considérer le départ comme une opportunité à saisir pour découvrir un autre univers plus riche et plus intéressant. ACS vous accompagne dans votre expatriation et vous donne accès à des conseils pratiques nourris par l’expérience.

Trouver un travail à l’étranger, mode d’emploi

Trouver un emploi à l'étrangerLa recherche d’un emploi à l’étranger demande beaucoup de temps, de patience et de volonté. Si vous désirez vraiment franchir les frontières pour y vivre l’expérience professionnelle de vos rêves, il faudra s’armer de persévérance et ne pas se laisser décourager trop facilement. Par où commencer et comment trouver le travail à l’étranger qui vous permettra d’assouvir votre désir d’évasion ?

Chercher depuis la France

Pour entamer la recherche d’un emploi à l’étranger, le plus simple est de se tourner vers les organismes comme le Pôle emploi international, qui regroupe les offres disponibles à l’étranger sur une même plateforme. Vous pouvez aussi vous rendre à la Maison des Français de l’Étranger (MFE) qui, outre la liste des entreprises françaises qui ont des représentations à l’étranger, met également à disposition de nombreux services facilitant la recherche d’un poste, la rédaction d’un CV et la constitution du dossier nécessaire au départ.

Les personnes qui désirent rester dans l’espace de l’Union européenne ont tout intérêt à se renseigner auprès du réseau européen de l’emploi EURES. De même, l’Apec (Association pour l’emploi des cadres) dispose d’un vivier d’offres destinées aux cadres. Les diplômés spécialisés dans le secteur de l’agriculture peuvent s’adresser à l’Apecita, l’Association pour l’emploi des cadres, ingénieurs et techniciens de l’agriculture, afin de trouver un emploi en harmonie avec leurs qualifications.

Afin de recenser les entreprises françaises se trouvant à l’étranger, la chambre de commerce et d’industrie française de chaque pays dispose d’une base de données à jour. Il est donc possible de cibler certaines entreprises, établissements ou commerces français lors de l’envoi des CV.

Il n’est pas toujours indispensable d’être très qualifié pour décrocher un job à l’étranger. Les structures comme CursusMundus proposent aux francophones des offres diversifiées dont des postes de baby-sitter, de téléopérateur ou des emplois en hôtellerie. Les sites d’offres accessibles sur Internet sont également nombreux à publier des offres d’emploi à l’étranger. Il importe seulement d’être prudent et de faire le tri pour trouver les meilleures plateformes permettant de dénicher des offres sérieuses.

Si votre objectif est de partir à tout prix à l’étranger, sachez qu’il existe de nombreuses autres opportunités à saisir tels les stages, le système de volontariat comme la VIE ou la SVE, ayant l’avantage d’offrir une prise en charge totale du séjour, ainsi que les différents programmes tels que les visas vacances-travail, accessibles aux jeunes de 18 à 30 ans ou de 18 à 35 ans pour le Canada.

Chercher sur place

Rester en France pour faire les premières recherches relève du bon sens. Une fois que vous aurez un aperçu du marché du travail et que vous aurez fixé votre destination, l’idéal est d’essayer d’organiser un premier séjour. Ce voyage peut accroître vos chances de décrocher un entretien ou un poste. En effet, vous serez rapidement disponible en cas de besoin et vous aurez l’occasion de vous déplacer, de déposer des candidatures spontanées, de prospecter directement sur place ou par téléphone et de juger si le train de vie qui vous attend dans ce pays correspond réellement à celui que vous recherchez.

Pour les travaux saisonniers comme la cueillette de fruits ou les emplois dans les fermes biologiques, la connaissance linguistique et les qualifications ne sont pas toujours requises. L’important est d’être en bonne forme physique et d’être sur place lors de l’ouverture de la saison.

Conseils pour trouver un emploi

  • Renforcer vos compétences linguistiques : c’est la première chose à faire pour faciliter votre recherche d’un travail à l’étranger. Il est évident que comprendre et parler la langue locale ne peut que simplifier vos démarches et optimiser vos chances d’être embauché plus rapidement.
  • Adapter votre CV aux spécificités du mode de recrutement propre à chaque pays. Si dans des pays comme la France, le diplôme et les qualifications sont des atouts à mettre en avant, dans des pays comme l’Angleterre, ce sont les  centres d’intérêt et la motivation qui sont des éléments essentiels à développer.
  • Vous tenir prêt à passer un entretien.  Une fois vos premiers dossiers de candidature envoyés, vous devez réfléchir aux futurs entretiens d’embauche.  Une bonne préparation facilitera beaucoup ces entrevues.
  • Enrichir votre expérience professionnelle en saisissant les opportunités de travail et de stage qui se présentent en France. Ce sera pour vous un atout supplémentaire pour vous démarquer des autres candidats.
  • Valoriser vos diplômes par le biais de reconnaissance et d’équivalences afin qu’ils soient reconnus à leur juste valeur à l’étranger.
  • Recourir aux services d’une agence de placement peut être d’une aide précieuse, à condition de prendre le temps de se renseigner sur la fiabilité et le sérieux de celle-ci.
  • Apprendre à connaître les habitudes culturelles du pays visé vous aidera à vous  intégrer plus facilement à votre nouveau milieu de travail. Apprivoiser les us et coutumes ainsi que les pratiques culturelles professionnelles vous permettront de mieux vous adapter à la nouvelle culture qui fera désormais partie de votre quotidien.

Trouver un emploi à l’étranger n’est pas une mission impossible, c’est au contraire un projet passionnant qui doit, pour réussir, être mis en œuvre de manière organisée et réfléchie. ACS vous propose de découvrir de nombreux conseils et guides utiles afin de faciliter votre recherche et parfaire votre séjour à l’étranger. De la recherche d’une assurance voyage à la façon de gérer le mal de transport, vous trouverez toutes les réponses à vos questions sur notre site.

Partir à l’étranger à tout prix ?

Partir à l’étranger à tout prix ?

Saisir les opportunités qui se présentent pour partir travailler et vivre à l’étranger devient aujourd’hui une façon naturelle de donner un coup de pouce à sa carrière professionnelle.

Découvrir d’autres pays et d’autres cultures, profiter d’un régime fiscal plus favorable, trouver du travail là où le marché est encore souple ou réaliser un rêve, nombreuses sont les raisons qui poussent les Français à s’expatrier.

Faut-il pour autant partir à l’étranger à tout prix ? Voici quelques pistes de réponses qui peuvent vous aider à prendre la bonne décision.

Expatriation au travail

Même si la fin peut parfois justifier les moyens, il n’est pas toujours très prudent de vouloir s’expatrier en acceptant des missions qui ne correspondent pas à ce que vous recherchez.

Croire que l’herbe sera toujours plus verte ailleurs risque de vous décevoir et de conduire votre première expérience à l’étranger à l’échec. Il est clair que la réalité y sera différente de celle que vous allez quitter, mais elle ne sera pas forcément fidèle à ce que vous vous imaginez.

Avant de faire cap vers l’inconnu ou vers une zone géographique qui ne vous est pas encore familière, le bon sens préconise la prudence. Il convient de se renseigner et de demander l’avis de personnes qui y sont déjà allées. Si les chanceux se voient proposer une expatriation dans un cadre de vie digne d’une carte postale, ce n’est pas le cas de tout le monde.

Dans certains pays, les conditions de vie sont plus difficiles à cause de la pauvreté, de l’insécurité, du climat ou d’autres facteurs peu favorables à l’épanouissement de l’expatrié.

Il ne faut pas non plus associer systématiquement l’expatriation avec un gain plus élevé puisque de nombreuses entreprises commencent à tenir compte du coût de la vie sur place. Une mission en harmonie avec votre cursus, un projet qui vous intéresse et des conditions d’expatriation à la hauteur de vos attentes, voilà autant d’éléments qui doivent entrer en ligne de compte dans votre décision finale.

Pour ceux qui partent en famille, d’autres paramètres viennent se greffer aux premiers, à savoir l’adaptation future du conjoint et des enfants au pays d’accueil. Il faut s’informer sur le système éducatif et sanitaire afin d’avoir la certitude que tout comme l’expatrié, sa famille pourra s’épanouir et accéder aux infrastructures nécessaires à son bien-être.

Il ne faut pas perdre de vue que les enfants aussi vont devoir quitter leurs proches et leurs amis et apprendre à vivre dans un environnement tout à fait nouveau.

Partir sans travail

Pour ceux qui n’ont pas la possibilité de s’expatrier par le biais d’un poste déjà disponible, partir à l’étranger sans travail peut aussi être le début d’une belle aventure, à condition de prendre toutes les précautions nécessaires.

La première étape consiste à explorer toutes les opportunités possibles, en relation avec votre domaine de compétence, et disponibles dans le pays que vous avez choisi. En effet, les habitudes de recrutement ne sont pas les mêmes d’une destination à l’autre et vous devez mettre toutes les chances de votre côté en ne faisant aucun faux pas.

Si vous ne savez pas par où commencer, il peut être judicieux de vous rendre auprès de la « Maison des Français de l’étranger ». Vous y trouverez des brochures, des informations utiles et un accompagnement dans la rédaction de votre CV et lettre de motivation.

De nombreux sites internet proposent également des offres d’emploi à l’international, mais prenez le temps de séparer les bonnes et les mauvaises informations en vous rendant sur les forums de discussion ou en vérifiant la notoriété du site sur lequel vous naviguez. Sachez que Pôle Emploi International organise également des ateliers thématiques qui peuvent vous intéresser.

Si vous avez déjà en tête une ou plusieurs entreprises, n’hésitez pas à suivre régulièrement les actualités de leur site ainsi que la rubrique recrutement. En choisissant au préalable votre pays de destination, vous pouvez limiter votre champ de recherche et rester informé du marché de travail local, en relation avec votre secteur.

Pour certains pays comme le Canada, les Français n’ont pas besoin de visa. Il est donc possible de faire une première visite de 3 mois pour explorer toutes les pistes favorables à votre recherche d’emploi tout en vous familiarisant avec ce pays. Dans le même esprit, vous pouvez profiter du Permis Vacances Travail (PVT) pour partir travailler pendant un an dans un pays étranger ayant signé un accord avec la France. Dans des pays comme l’Australie, le PVT ne permet cependant pas de travailler plus de 6 mois chez le même employeur. Cette contrainte peut vous conduire à devoir vous orienter vers des petits boulots ne correspondant pas forcément à vos aspirations.

Les plus courageux et aventureux peuvent partir à l’étranger sans travail et projeter de faire leurs recherches une fois installés. Un visa touristique suffit généralement pour rester quelques mois et commencer vos investigations.

Pour cela, il faudra disposer de moyens financiers nécessaires au voyage et prévoir un éventuel retour en cas d’échec. Même si c’est plus risqué de partir sans travail, le fait d’être sur place peut devenir un avantage non négligeable en vous permettant de passer plus rapidement les entretiens et d’être plus réactif.

Partir à l’étranger, avec ou sans travail, c’est affronter les changements, s’exposer au choc culturel, au sentiment de déracinement ou d’isolement qui peut survenir à tout moment et surmonter l’éloignement familial. Il est donc essentiel de réfléchir avant de prendre cette décision, de préparer au mieux son départ et de faire en sorte que l’expatriation soit une réussite autant pour l’expatrié que pour sa famille.

Faire la part des choses et prendre conscience des dangers et des opportunités n’est nullement une attitude défaitiste, c’est plutôt une force qui vous permettra de réussir votre projet à l’étranger. Pour vous accompagner dans cette aventure et partir l’esprit serein, ACS vous propose des formules d’assurance expatriés et d’assurance pour le PVT.