Archives par catégorie : Tout savoir sur l’expatriation

Accoucher à l étranger : quelle protection sociale ?

Maman heureuse après avoir accoucher à l'étrangerS’expatrier ne doit pas être un obstacle à un projet de grossesse. Des centaines de Françaises expatriées accouchent chaque année dans leur pays d’accueil dans d’excellentes conditions, même si les pratiques médicales sont différentes et dans une langue étrangère. Pour une prise en charge optimale, avez-vous pensé à faire les démarches nécessaires en matière de protection sociale ?

Accoucher à l’étranger peut vite atteindre des sommes importantes, alors mieux vaut être effectivement pourvu d’une bonne couverture sociale. Et pour cause : analyses diverses, échographies, suivi médical, accouchement et séjour à la maternité, tout cela a un prix. Entre 1500 € et 2500 € pour la France et beaucoup plus dans des pays où les soins médicaux coûtent très chers (États-Unis, Canada, Suisse, Japon, etc.). De quoi mettre une bonne claque au porte-monnaie lorsque l’on ne s’y est pas préparé !

Si on récapitule, les futurs parents peuvent soit opter pour une protection sociale à la française, avec la Caisse des Français à l’Étranger (CFE), assortie d’une mutuelle complémentaire ; soit adhérer à une assurance santé expatriation au 1er euro ; soit se tourner vers le système de protection sociale local, dont les taux de remboursement peuvent être bien moins élevés que ceux auxquels nous sommes habitués en France (prudence, dans certains pays, la maternité n’est pas prise en charge par les organismes de protection sociale).

En d’autres termes, pour éviter toute mauvaise surprise, une assurance expatriation (CFE + complémentaire ou assurance pour expatrié au 1er euro) semble être la solution adéquate.

Quelques précisions s’imposent toutefois…

Si l’on adhère volontairement à la CFE dès le départ à l’étranger, ou automatiquement grâce au statut de détaché concédé par l’entreprise de l’expatriée ou de son conjoint, nul besoin de s’inquiéter. En effet, ce système permet de lier rapidement le régime général français avec la couverture à l’étranger et cela sans coupure : la prise en charge est donc effective que vous soyez enceinte avant ou après le départ.

Si la date du départ à l’étranger remonte à plus de 3 mois et qu’aucune adhésion à la CFE n’a été contractée jusque-là (autrement dit vous n’êtes plus couvert par le régime français), le suivi de la grossesse et l’accouchement sont pris en charge uniquement si l’enfant a été conçu après adhésion. A savoir que rentrer en France n’est pas la meilleure des solutions dans la mesure où il n’y a plus d’affiliation avec le régime de base, donc pas de remboursement.

Dans le cas des assurances expatriation au premier euro, en fonction des solutions proposées par les différents acteurs de l’assurance pour la mobilité internationale, la maternité peut être prise en charge ou non. Comme pour le cas de la couverture CFE + complémentaire, la prise en charge de la maternité peut être aussi soumise à certaines conditions et à l’accord préalable de l’organisme assureur.

Pour conclure, lorsqu’un enfant arrive dans un contexte d’expatriation, en plus des inquiétudes administratives beaucoup d’autres questions et d’angoisses liées à la grossesse et au bébé se poseront. Pour éliminer de la liste d’inquiétudes la partie correspondante à la prise en charge de la grossesse et l’accouchement en expatriation, mieux vaut prévoir à l’avance.

Comment s’y prendre ?

Faites marcher le bouche-à-oreille, récoltez des témoignages auprès des autres expatriés, demandez conseil au consulat qui pourra vous fournir une liste de médecins francophones compétents, comparez soigneusement les solutions d’assurance et informez-vous au mieux sur la façon dont les choses se passent dans votre pays d’accueil tant au niveau de la prise en charge comme du déroulement de la maternité.

Vous avez des conseils à partager ? N’hésitez pas à laisser vos commentaires.

Quelle assurance expatriation : CFE, complémentaire CFE ou assurance au premier euro ?

Le jour du départ approche à vitesse grand V et vous n’avez pas encore effectué aucune démarche quant à votre future couverture santé ? Lisez attentivement ce qui suit.

Au-delà d’un laps de temps à l’étranger fixé à 3 mois, vous ne bénéficiez plus de la Sécurité sociale française, sauf évidemment en cas de détachement par votre employeur (voir billet Expatriation ou détachement du salarié à l’étranger : quelle couverture santé ?). Et parce qu’on ne plaisante pas avec la santé, qui plus est dans un pays étranger, deux types de couvertures s’offrent à vous pour assurer la prise en charge de votre santé et celle de votre famille : la CFE (Caisse des Français de l’Etranger, équivalent pour les expatriés de la Sécurité sociale française) et/ou les assurances santé pour expatriés.

Les assurances santé expatriation à leur tour, se présentent sous deux formes différentes : en complément à la CFE ou au 1er euro.

La CFE

Un des grands avantages de l’affiliation à la CFE est qu’elle permet d’assurer la continuité des droits pendant que la personne réside à l’étranger, ainsi qu’à son retour en France.

Les remboursements de la CFE se font sur la base du barème de la Sécurité sociale française. Il faut noter que ceux-ci peuvent s’avérer insuffisants dans des pays où les soins médicaux ont un coût élevé, par exemple : les États-Unis, le Canada ou le Japon. Pour éviter des restes à charge trop importants, il vous est donc souvent recommandé de souscrire une assurance complémentaire à la CFE.

Il faut aussi tenir en compte que la couverture de la CFE n’inclus pas certaines garanties comme le sont : le rapatriement, la responsabilité civile ou le transport du corps en cas de décès. Celles-ci peuvent également être couvertes par une complémentaire.

Les assurances expatriation au 1er euro

D’un autre côté, les assurances expatriation au 1er euro se caractérisent par la prise en charge de l’assurer par l’organisme assureur dès le 1er euro dépensé. On pourrait opposer ce type de solution à une intervention en complément d’une caisse d’assurance maladie comme la Sécurité sociale ou la Caisse des Français de l’Etranger pour lesquelles vous devez obligatoirement cotiser, avant d’être remboursé.

L’équation est simple : souscrire à une assurance santé pour expatriés au 1er euro c’est souscrire à une assurance qui assurera à la fois le rôle de Sécu et de mutuelle santé, tout en cumulant d’autres avantages comme l’avance des frais d’hospitalisation,  le libre choix du médecin, ou encore les garanties non incluses dans la couverture de la CFE. Un véritable soulagement économique en cas de coup dur.

Par contre, les assurances pour expatriés au 1er euro ne vous permettent pas de maintenir la continuité de vos droits pendant votre expatriation.

Alors, quelle assurance expatriation choisir ? CFE, complémentaire CFE, ou assurance expatriation au 1er euro ?

Il n’y a pas de meilleure réponse. Cela dépend de la situation de chacun, du pays d’expatriation et de la durée de celle-ci.

En tout cas, avant de faire votre choix, il faudra faire une évaluation de votre situation personnelle et comparez soigneusement les différentes solutions qui vous sont proposées dans le marché.

Du nouveau pour la couverture retraite des Français expatriés

Retraités avec petit enfantPresque un an après le débat houleux sur les retraites qui avait abouti à la réforme du système français sur plusieurs points (recul de l’âge de départ à la retraite, allongement de la durée d’assurance, nouvelles prérogatives sur la pénibilité, carrière longue …), nous vous proposons aujourd’hui de voir au travers de cet article, ce qu’il en est concrètement pour nos amis les expatriés.

Mais au fait, la retraite à l’étranger comment ça marche ?

Nous évoquions lors d’un précédent billet (Expatriation ou détachement du salarié à l’étranger : quelle couverture santé ?) la différence entre les deux statuts vis-à-vis de la protection sociale, différence qui s’applique également au volet des retraites.

On distingue deux types de statuts pour deux types de régimes :

1) Le salarié détaché reste affilié au régime de retraite français

En restant affilié au régime de sécurité sociale français le salarié détaché cotise de la même manière que s’il était resté en France. Les périodes de détachement seront prises en compte dans le calcul de la pension de retraite française. L’employeur a la seule initiative des formalités et s’engage à verser l’intégralité des cotisations en France. Autrement dit, le salarié détaché n’a aucune formalité à accomplir. Attention tout de même, selon la destination du détachement, les règles diffèrent.

2) Le salarié expatrié ne cotise plus au régime de retraite français

Rappelons que le salarié français expatrié voit son contrat de travail français suspendu au profit d’un contrat local, ce qui a des conséquences sur l’application du régime de sécurité sociale et plus particulièrement sur les droits à la retraite, désormais directement liés au système local. Pour bénéficier d’une retraite à taux plein, en plus des cotisations éventuelles dont il faut s’acquitter dans le cadre de l’activité salariale locale, il est conseillé d’adhérer à titre individuel ou par le biais de l’entreprise, à la Caisse des Français de l’étranger (CFE). Cette caisse assurera la continuité avec le régime français.

De nouvelles mesures pour les affiliés à la CFE

Les critères d’affiliation à la CFE changent

Les personnes souhaitant cotiser de manière volontaire au régime français de retraite de base ont désormais la possibilité d’y adhérer, quelle que soit leur nationalité (il fallait auparavant justifier de la nationalité française).  Autre modification importante : en cas de trimestres manquants, les intéressés ont désormais la possibilité de s’affilier rétroactivement pour une période de 10 ans. Notez néanmoins qu’il faut obligatoirement justifier d’une affiliation préalable de 5 ans à un régime français d’assurance maladie obligatoire.

Le taux de contribution CFE augmente

Le taux pour la retraite de base volontaire passe de 15,9% à 16,65%  et s’aligne donc sur celui en vigueur pour la retraite de base obligatoire.

Le rachat de trimestres à l’étranger s’aligne sur le régime français

Le prix de rachat des trimestres de retraite durant lesquels les expatriés sont restés à l’étranger est désormais aligné sur le prix de rachat applicable aux résidents français ayant eu des périodes non couvertes.

Toute période non cotisée affecte le montant de la pension de la retraite. Gardez en tête qu’il est très important de conserver toutes les traces d’activités salariales en France comme à l’étranger, ce qui vous sera demandé au moment de la reconstitution de carrière. En effet pour pouvoir calculer votre retraite, il vous faudra une preuve de salaire : fiches de paie, contrat de travail, coordonnées de vos employeurs.

Femme d’expatrié, une intégration parfois difficile

Femme d'expatriéL’expatriation de Monsieur est enfin arrivée. Mais entre les derniers préparatifs pour cette nouvelle aventure, il y a aussi un défilé de stress et de frustrations, ainsi que quelques tensions conjugales, et le moral n’est pas au beau fixe.

Eh oui ! Détrompez-vous, sous couverture d’apparence parfois alléchante (le cliché soleil plage et cocotier), l’expatriation en couple n’est pas facile à gérer. Fréquemment, le confort de vie (souvent amélioré) ne suffit pas à commencer une nouvelle vie quand on n’a plus de repères. Rester sur place et poursuivre sa carrière ou suivre son conjoint à l’autre bout du monde, le point sur une tendance sociétale de plus en plus ancrée.

Car il s’agit bien d’un nouveau départ : logement, amis, travail. Tout est à recommencer à zéro et le couple peut parfois en pâtir. À l’appui, des chiffres significatifs révélés par une étude du Cabinet Settler International (filiale d’Europ Assistance) : près de 3 couples sur 5 ne survivent pas à l’expatriation.

La cause est simple : nombre de femmes d’expatriés avec une activité professionnelle dans leur pays d’origine deviennent soudainement  femmes au foyer. Leur avenir professionnel dans le pays d’accueil n’est pas évident et dépend de leur capacité d’intégration, ainsi que de leur ténacité. Raison pour laquelle il est d’autant plus important pour l’expatrié de s’interroger sur les conséquences qu’engendrera le projet d’expatriation au sein du foyer.

Les entreprises le savent pertinemment : lorsqu’un homme est recruté pour une mission à l’étranger, il part rarement seul, et l’efficacité de son travail est aussi tributaire pour beaucoup, de ses conditions de vie sur place. À juste titre, certaines d’entre elles prennent en compte l’avis des femmes de leurs expatriés. Ceci s’avère être un moyen d’intégration à part entière au même titre que les structures d’accueil réservées aux expatriés.

Il est clair qu’aujourd’hui, l’ère n’est plus à la femme au foyer, et les femmes assument parfaitement des postes à responsabilités, en conciliant vie professionnelle et vie de famille. Alors en attendant de s’insérer dans la vie professionnelle locale (le temps d’acquérir les rudiments de la culture locale, de maitriser la langue et de se créer un réseau), celles-ci peuvent consacrer du temps à des activités ou à des passions diverses (sport, art, mode, cuisine, bénévolat, etc.).

Il peut s’agir par exemple de développer un projet personnel, créer un site Internet ou un blog… S’entrainer pour un marathon ou faire de nouvelles études… S’investir dans les associations locales peut aussi être gratifiant et aider à développer des contacts.

Finalement, sans tomber non plus dans le communautarisme, qui n’aide pas à l’immersion dans la culture locale, en fréquentant d’autres femmes d’expatriés françaises, on peut s’enrichir de leur expérience personnelle et favoriser l’adaptation au pays d’accueil.

Dernier conseil : l’expatriation est une étape d’intégration qui peut être difficile. Ne négligez surtout pas la communication au sein du couple et épaulez-vous mutuellement.

2012 : les Français expatriés sont appelés aux urnes !

Voter à l'étrangerPour les élections 2012, du nouveau est à prévoir pour les quelques un million et demi de français vivant à l’étranger. En effet, ces derniers seront évidemment appelés à participer au scrutin présidentiel et, pour la première fois, aux législatifs en élisant l’un des onze députés qui les représentera à l’Assemblée nationale (révision constitutionnelle le 23 juillet 2008 et publié au Journal officiel du 19 avril 2011).

À présent, tout Français figurant sur les listes électorales se verra proposer le choix de voter en France ou depuis son pays de résidence pour les élections présidentielles, législatives, européennes, et les référendums.

Les démarches à suivre pour voter à l’étranger

Pour les expatriés qui souhaitent continuer à participer aux élections depuis leur circonscription de leur commune métropolitaine, rien ne change.

Pour les autres il faut prévoir de s’inscrire sur la liste électorale du consulat français dans le pays de résidence. Attention la date limite est fixée au 31 décembre 2011.

De quelles modalités de vote disposent les expatriés ?

Plusieurs options se présentent à vous. De façon classique en vous rendant aux urnes ou par procuration, et depuis l’introduction de la nouvelle loi, à distance :

  • le vote par Internet (sous réserve de communiquer une adresse mail valide au consulat)
  • le vote par correspondance sous pli fermé

À noter tout de même que le décret d’application délimitant les procédures pour ces modalités de vote à distance est en cours d’élaboration.

Plus d’information sur le vote des Français à l’étranger :