
Mettre sa maison en location, vendre une partie de ses affaires, préparer le départ de toute la famille… Partir vivre plusieurs mois à l’étranger ne s’improvise pas. Après un premier voyage en Thaïlande il y a quelques années, Clémentine, son mari et leur fille de 4 ans ont décidé de franchir le pas en s’installant sur l’île de Koh Samui pour un an. Entre l’organisation du départ, la découverte d’un nouveau quotidien, les défis rencontrés sur place et les enseignements tirés de cette expérience, leur projet a pris une tournure parfois inattendue, mais n’a fait que renforcer leur envie d’explorer le monde :
Tout quitter pour vivre à l’étranger : une aventure familiale
Avant de s’envoler pour la Thaïlande, Clémentine et son mari ont consacré plusieurs mois à préparer ce projet de vie. Entre le déclic qui les a poussés à franchir le pas et les nombreuses décisions à prendre avant le départ, rien n’a été laissé au hasard.
Comment est née l’envie de vivre en famille en Thaïlande ?
Pour Clémentine, le goût du voyage remonte à l’enfance. À seulement 8 ans, un séjour en Guadeloupe avec sa grand-mère lui fait découvrir qu’il existe bien d’autres horizons que la France. Une révélation qui ne la quittera plus et qui nourrit, au fil des années, une véritable passion pour les voyages, « voyager, c’est génial, j’ai toujours envie de découvrir d’autres choses ».

Lorsque leur fille, née prématurée, a pu enfin découvrir le monde à son tour, l’envie de partir en famille s’est naturellement imposée. Ils se l’étaient d’ailleurs promis « quand on sera enfin sorti de néonat, on ira faire découvrir le monde à notre fille ». Le déclic survient lors d’un séjour en Thaïlande pendant les vacances de Pâques. Déjà conquis par le pays lors d’un précédent voyage en couple, Clémentine et son mari découvrent une destination particulièrement adaptée aux familles. Leur fille s’y épanouit immédiatement et, une fois de retour en France, une évidence s’impose : pourquoi attendre les prochaines vacances pour revenir ?
L’idée d’une installation de plusieurs mois fait alors son chemin. Plus qu’un simple voyage, ils souhaitent vivre une véritable expérience en famille, tout en poursuivant leur activité professionnelle à distance.
Comment bien préparer un départ de plusieurs mois en Thaïlande ?
Une fois la décision prise, il a fallu transformer cette envie d’ailleurs en un véritable projet de vie. Grâce au visa DTV, destiné notamment aux personnes travaillant à distance, Clémentine et son mari peuvent envisager de s’installer en Thaïlande pour une longue durée. Ils vendent alors une partie de leurs affaires et se fixent un objectif : partir un an, « on voulait vivre toutes les saisons là-bas ».

Mais au-delà de l’organisation du quotidien, les démarches administratives occupent rapidement une place importante, surtout que « en Thaïlande, ils ne blaguent pas avec les visas. Si vous n’êtes pas en règle, c’est retour à la case départ ». Passeports, formalités d’entrée sur le territoire, choix du visa… autant d’étapes qu’ils prennent le temps de bien anticiper avant le départ. Au-delà de leur propre voyage, la famille doit aussi organiser la venue de leur petit chien. Un véritable défi logistique, entre les vaccins obligatoires, les antiparasitaires, les démarches auprès de la DDPP et la recherche d’une compagnie aérienne acceptant les animaux en cabine ! Si l’on en croit Clémentine, qui garde le sourire : « le chien a presque été le plus gros sujet du départ » !
Enfin, un dernier point leur semblait indispensable pour partir sereinement : la santé. « On savait qu’avec une petite fille de 4 ans et demi à l’autre bout du monde, on aurait besoin à un moment ou un autre de consulter un médecin ». Souscrire une assurance voyage faisait donc partie des démarches essentielles pour eux. « On avait espoir qu’elle ne tombe pas trop malade. Il fait tout le temps chaud en Thaïlande, mais c’était sous-estimer la clim et les virus qui résistent à la chaleur ». Une précaution qui s’avérera finalement bien utile, comme Clémentine le découvrira une fois installée sur place.
À quoi ressemble le quotidien d’une famille française sur une île en Thaïlande ?
Si les préparatifs ont occupé une place importante avant le départ, la famille laisse vite place à une nouvelle réalité une fois sur place. Entre les habitudes à réinventer, la découverte d’un nouveau mode de vie et quelques surprises, Clémentine et sa famille trouvent peu à peu leurs repères à Koh Samui.
Comment construire une nouvelle routine à l’autre bout du monde ?
Si le projet faisait rêver sur le papier, les premières semaines sur place demandent un vrai temps d’adaptation. Arrivées à Koh Samui fin avril, Clémentine et sa famille doivent trouver leurs repères dans un environnement totalement nouveau. « Les deux premiers mois, on s’est demandé plusieurs fois : “Qu’est-ce qu’on vient de faire ? On est à l’autre bout du monde, on a tout plaqué…” » confie-t-elle. Un sentiment d’autant plus marqué que leur fille n’intègre l’école qu’au mois de juillet, « l’entre-deux est long, il faut un peu de temps d’adaptation », mais une fois l’école commencée pour leur fille, ils réalisent qu’ils ne sont pas en vacances et que leur nouvelle vie ressemble désormais à cela.

Si le projet faisait rêver sur le papier, les premières semaines sur place demandent un vrai temps d’adaptation. Arrivées à Koh Samui fin avril, Clémentine et sa famille doivent trouver leurs repères dans un environnement totalement nouveau. « Les deux premiers mois, on s’est demandé plusieurs fois : “Qu’est-ce qu’on vient de faire ? On est à l’autre bout du monde, on a tout plaqué…” » confie-t-elle. Un sentiment d’autant plus marqué que leur fille n’intègre l’école qu’au mois de juillet, « l’entre-deux est long, il faut un peu de temps d’adaptation », mais une fois l’école commencée pour leur fille, ils réalisent qu’ils ne sont pas en vacances et que leur nouvelle vie ressemble désormais à cela.
Et puis, naturellement, le quotidien s’aligne sur le rythme de l’île. Réveillées dès le lever du soleil, Clémentine et sa famille prennent vite l’habitude de commencer leurs journées tôt. Après avoir accompagné leur fille à l’école, elle et son mari rejoignent un café pour travailler à distance, avant de consacrer leurs après-midis aux moments en famille.
À la sortie de l’école, les écrans laissent place aux moments passés ensemble. Selon les envies, la famille se retrouve à la plage, à la piscine ou dans une aire de jeux, avant de faire un détour par le marché pour acheter des fruits et légumes frais. « Le goûter, on se demandait souvent où on allait le prendre : à la plage, à la piscine… », se souvient Clémentine. Au fil des mois, cette nouvelle routine finit par trouver son équilibre, au point de transformer ce qui ressemblait d’abord à des vacances en un véritable quotidien.
À quoi faut-il s’attendre lorsqu’on vit en Thaïlande ?
Au-delà des paysages, c’est surtout la simplicité du quotidien qui marque Clémentine. « Tout est tellement plus simple qu’en France », explique-t-elle. Trouver un logement, inscrire leur fille à l’école, un sentiment de sécurité permanent ou encore accéder aux soins : une grande partie des démarches peut être réalisée une fois sur place. Bref : « l’accueil est incroyable ».

Le système de santé thaïlandais fait également partie de ses bonnes surprises. « Le personnel est hyper compétent, aux petits soins. Les gens sont très accueillants, très pédagogues. » Alors qu’ils avaient emporté près de 4 kg de médicaments dans leurs valises, Clémentine réalise rapidement que la plupart des traitements sont facilement accessibles sur place, « jamais on ne s’est retrouvé sans possibilité de rencontrer quelqu’un qui peut nous soigner ». Cette expérience conforte aussi leur choix d’être partis avec une assurance voyage, « ça nous a enlevé une épine du pied. On savait qu’on était couverts tous les trois et, quand on en a eu besoin, c’était simple à utiliser ».
Enfin, la famille découvre un état d’esprit bien différent de celui qu’elle connaissait en France. À commencer par l’école, où leur fille suit un programme Montessori, apprend l’anglais et le thaï… tout en passant ses journées pieds nus. « Mais maman, je vais devoir remettre des chaussures pour aller à l’école en France ? », lui demandera-t-elle à leur retour. Une anecdote qui résume à elle seule cette autre façon de vivre. Quant à Clémentine, elle retient surtout la philosophie thaïlandaise du « sabaï sabaï » : relativiser, prendre le temps et ne pas se laisser envahir par les petits tracas du quotidien.
Pour autant, vivre en Thaïlande ne signifie pas que tout est plus facile. Clémentine évoque aussi ce qu’elle appelle « l’hostilité du terrain » : les chiens errants, qu’il faut apprendre à côtoyer au quotidien surtout quand on promène son chien domestique ou encore les animaux sauvages, « mon mari est tombé nez à nez avec un cobra lors d’un footing ». Des situations, certes, inhabituelles pour une famille française, et qui demandent évidemment de rester vigilant, mais qui ne viennent pas gâcher l’expérience pour autant.
Et après ?
Si cette aventure en Thaïlande a pris fin, elle continue encore aujourd’hui d’accompagner Clémentine et sa famille. Entre les souvenirs qu’ils gardent de cette année hors du commun et les leçons qu’ils en retiennent, une chose est sûre : leur envie de découvrir le monde est plus forte que jamais.
Avec le recul, Clémentine ne regrette pas d’avoir franchi le pas, cette expérience leur a permis de sortir de leur quotidien, de compter les uns sur les autres et de partager une aventure qu’ils n’auraient pas pu vivre en restant en France. Elle garde notamment en tête cette sensation de liberté ressentie sur le scooter, « ce moment où tu réalises ce que tu vis, tu es dans tes pensées, tu remets les choses dans leur contexte et là tu réalises que tu es en Thaïlande avec ta famille, quand tu réalises qu’un truc de fou est devenu notre quotidien ».

Aux familles qui hésitent encore à partir vivre plusieurs mois à l’étranger, Clémentine adresse un message simple : ne pas attendre que toutes les conditions soient réunies, car « tous les feux ne seront jamais au vert en même temps ». Entre les contraintes financières, professionnelles ou personnelles, il existera toujours une bonne raison de repousser un tel projet. Pourtant, pour elle, « quand il y a un doute, il n’y a plus de doute ». Ainsi, sa philosophie tient en cette phrase : « il n’y a pas de chance, il faut la provoquer ».
Cela ne signifie pas pour autant partir sans préparation, chaque aspect du projet mérite d’être anticipé. Elle conseille toutefois de ne pas chercher à emporter toute sa vie avec soi, car de nombreuses solutions sont facilement accessibles sur place. Avec le recul, elle aurait surtout aimé mûrir davantage leur projet professionnel afin de trouver plus facilement un équilibre durable en Thaïlande.
Pour le moment, la famille n’envisage pas une nouvelle installation aussi longue à l’étranger. Mais les idées de voyage ne manquent pas : Canada, États-Unis ou un retour en Asie… toutes les possibilités restent ouvertes. Clémentine et son mari savent désormais qu’ils peuvent compter sur une alliée de choix : leur fille qui « partage ce que l’on aime, s’intéresse à tout, elle goûte, elle est curieuse, une vraie petite aventurière ».
Au-delà des paysages, des imprévus et des défis rencontrés sur place, cette année en Thaïlande restera avant tout une aventure humaine. Parmi les souvenirs qui reviennent spontanément à Clémentine, il y a cette scène où sa fille joue pendant des heures avec la fille du petit restaurant de burger dans lequel ils allaient de temps en temps, « elles jouaient sans même se comprendre, sans parler, juste avec leur énergie, leur aura, elles ont créé des liens, ce qui est révélateur de notre expérience toute entière en Thaïlande : inexplicable ». Une image simple, qui résume à elle seule toute la richesse de cette expérience.
Alors, certes, de retour en France, la famille a repris son quotidien, mais certainement pas tout à fait comme avant. « Le retour a été en dents de scie », reconnaît Clémentine, « mais dès que tu retombes sur des souvenirs, tout revient comme une madeleine de Proust ». Et désormais, une chose est certaine : cette parenthèse thaïlandaise n’a pas marqué la fin de leurs aventures. Cette expérience leur laisse aujourd’hui des souvenirs précieux et, surtout, l’envie de continuer à explorer le monde en famille.
Un grand merci à Clémentine, alias « ccommeclem » sur Instagram et TikTok, d’avoir partagé son expérience en Thaïlande avec nous !

Laisser un commentaire