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Espace Schengen - Histoire et Informations
Aujourd’hui, l’ espace Schengen compte 24 pays membres. L’Italie a rejoint les rangs de l’ espace Schengen en 1990, suivie de l’Espagne et du Portugal en 1991, de la Grèce en 1992 et de l’Autriche en 1995. En 1996, ce fut le tour du Danemark, de la Suède et de la Finlande. De plus, depuis 2008, on retrouve également l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Hongrie, la Pologne, la République Tchèque, la Slovaquie, la Slovénie et Malte. Il est toutefois important de noter que les territoires outremer des pays membres ne sont pas couverts par l’accord Schengen, par exemple : Aruba pour les Pays-Bas, le Groenland pour le Danemark, et la Martinique, la Guyane et la Guadeloupe en ce qui concerne la France. Par contre, la Principauté de Monaco est considérée, dans le cadre de l’ espace Schengen, comme faisant partie de la France. Petit fait intéressant, même le Vatican a indiqué son intérêt à faire partie de l’ espace Schengen. Ce ne sont pas tous les membres de l’Union Européenne qui ont pris part à l’accord Schengen. L’Irlande et le Royaume-Uni, ayant certaines réserves quant aux traités relatifs aux contrôles des frontières, ont choisi de ne pas devenir des États membres. Toutefois, ces deux pays bénéficient quand même d’un statut particulier face à l’ espace Schengen puisque depuis 1999, l’accord Schengen est intégré aux traités de l’Union Européenne. Contrairement au Royaume-Uni et à l’Irlande, la Norvège et l’Islande ont pour leur part choisi de signer des accords de coopération en relation à l’espace Schengen même si ces derniers ne font pas partie de l’Union Européenne. La sécurité de l’ espace Schengen Même s’il y a eu disparition des contrôles intérieurs dans l’espace Schengen, les contrôles frontaliers extérieurs aux aéroports et ports maritimes ont quant à eux été renforcés afin d’assurer la sécurité des citoyens vivant à l’intérieur de l’ espace Schengen. D’ailleurs, chaque nouveau membre de l’accord doit implanter certaines mesures de sécurité en plus d’implanter le système d’information Schengen (SIS). Le SIS est un élément essentiel à la sécurité de l’ espace Schengen puisqu’il s’agit d’une base de données qui permet d’identifier les individus et les véhicules, en plus d’offrir aux différentes forces policières des États membres un système de signalement et d’échange d’informations. De plus, afin d’assurer la cohérence et l’homogénéité des règles régissant les contrôles frontaliers extérieurs, tous les pays membres doivent appliquer les mêmes règles communes en matière de sécurité. Cette façon de procéder permet la libre circulation des individus tout en maintenant un haut niveau de sécurité, et ce, malgré l’absence de contrôles frontaliers internes. L’implantation des mesures sécuritaires et du système d’information Schengen peut prendre jusqu’à dix ans, surtout dans le cas de certains pays de l’Est qui possèdent des structures très âgées. D’ailleurs, l’Union Européenne a instauré certains programmes de financement afin d’aider les nouveaux membres à implanter et établir les structures nécessaires qui répondent aux normes de sécurité de l’ espace Schengen en ce qui concerne : les frontières terrestres, aériennes et maritimes, la délivrance du visa Schengen, la coopération entre les forces policières ainsi que la protection des données. Les nouveaux membres sont ensuite évalués par un groupe d’experts de l’UE afin de vérifier que l’implantation est conforme et complète. Il faut finalement souligner qu’un pays membre de l’accord Schengen peut, pour des raisons de sécurité nationale ou en cas de guerre ou de catastrophe naturelle, temporairement restreindre l’accès à ses frontières. |
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