Vue panoramique sur la route sinueuse qui mène au Mont Cook en Nouvelle-Zélande

Vivre en Nouvelle-Zélande : nos conseils pour une expatriation réussie

Écrit par : Sarah B.

La Nouvelle-Zélande est un pays qui attire énormément de voyageurs, mais aussi des expatriés. À la recherche d’un équilibre entre vie professionnelle et personnelle, chaque année, ils sont nombreux à franchir le cap et à s’installer dans ce pays irrésistible. Vous souhaitez vous aussi partir vivre en Nouvelle-Zélande ? Que vous soyez seul(e) ou en famille, professionnel, étudiant, volontaire ou encore stagiaire, séjourner en Nouvelle-Zélande se prépare. Découvrez nos conseils pour vous expatrier de l’autre côté du globe dans les meilleures conditions.

Horizon d’Auckland en Nouvelle-Zélande

Pourquoi et comment partir vivre en Nouvelle-Zélande ?

La Nouvelle-Zélande parvient à répondre aux attentes et besoins de nombreux expatriés et leurs familles : emploi, conditions climatiques, richesses naturelles ou encore la culture locale… Il existe de nombreuses raisons qui incitent ceux en quête de nouveauté à s’installer en Nouvelle-Zélande.

Pourquoi partir en Nouvelle-Zélande ?

Parmi les principaux attraits de la Nouvelle-Zélande figurent sa qualité de vie, son environnement naturel, son économie développée et les nombreuses activités de plein air qu’il est possible d’y pratiquer.

Pour les Français qui souhaitent s’y installer, les perspectives professionnelles et la possibilité d’améliorer leur anglais au contact des habitants peuvent constituer des motivations importantes. La Nouvelle-Zélande recrute des travailleurs qualifiés dans différents domaines, notamment l’agriculture et la sylviculture, la construction, l’ingénierie, la santé, l’éducation ainsi que le tourisme et l’hôtellerie. Les besoins évoluant régulièrement, il est recommandé de consulter la liste officielle des métiers recherchés avant de préparer son projet d’expatriation.

La Nouvelle-Zélande est également connue sous son nom māori, « Aotearoa », souvent traduit par « le pays du long nuage blanc ». Son cadre de vie offre une grande proximité avec la nature et des paysages particulièrement variés. Située dans l’hémisphère Sud, elle connaît des saisons inversées par rapport à la France. Son climat est globalement tempéré, mais il varie sensiblement entre le nord et le sud du pays. Son mode de vie, généralement décrit comme détendu et tourné vers l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle, contribue aussi à son attractivité. Autre avantage de l’archipel : sa position dans le Pacifique Sud et ses liens étroits avec l’Australie et la région Asie-Pacifique.

Les Néo-Zélandais sont souvent réputés pour leur attitude décontractée et leur sens de l’accueil. Cette atmosphère conviviale participe à la qualité de vie appréciée dans le pays.

Les choses à savoir avant de partir en Nouvelle-Zélande

L’emblème du pays est le kiwi, pas en référence au fruit vitaminé, mais à un drôle d’oiseau sans ailes dont le plumage a la texture d’une fourrure. Les Néo-Zélandais (en anglais : New Zealander) sont surnommés les Kiwis d’après cet oiseau éponyme.

Panneau de signalement d'un Kiwi au bord de la route en Nouvelle-Zélande

En ce qui concerne des points un peu plus pratiques quand on envisage de partir vivre en Nouvelle-Zélande, il est essentiel de comprendre le pays, car bien que son rythme de vie soit agréable, il est important de savoir que le coût de la vie est assez élevé et que les us et coutumes des autochtones diffèrent des nôtres. Une bonne maîtrise de l’anglais peut s’avérer également indispensable pour s’intégrer.

Le marché du travail

Trouver un emploi en Nouvelle-Zélande peut être plus ou moins facile selon votre secteur d’activité, vos compétences, votre niveau d’anglais, votre lieu de résidence et le type de visa dont vous disposez. Une bonne compréhension du marché du travail local est donc indispensable avant de commencer vos recherches.

Le CV néo-zélandais diffère légèrement du modèle français. Rédigé en anglais et adapté à chaque offre, il présente notamment vos compétences, vos expériences professionnelles, vos qualifications et, si l’employeur les demande, vos références. Les recommandations officielles conseillent de limiter si possible le CV à deux pages, d’adopter une mise en page simple et de ne pas ajouter de photo. Il est généralement accompagné d’une lettre de motivation personnalisée, appelée cover letter.

Les besoins de main-d’œuvre concernent différents secteurs, notamment l’agriculture et la sylviculture, la construction, l’ingénierie, la santé, l’éducation, les technologies, le tourisme et l’hôtellerie. La liste officielle des métiers recherchés permet de consulter les professions pour lesquelles les besoins sont particulièrement importants.

Il est également possible de trouver des emplois saisonniers, notamment dans l’horticulture et la viticulture, pour la récolte, le conditionnement ou l’entretien des cultures. Ces possibilités varient selon les saisons et les régions. Même lorsque la rémunération dépend de la quantité récoltée, le travailleur doit recevoir au moins le salaire minimum applicable pour chaque heure travaillée.

Cueillette de fruits et légumes en Nouvelle-Zélande

Le salaire minimum néo-zélandais est fixé par le gouvernement et révisé chaque année. Le starting-out wage, inférieur au salaire minimum adulte, ne concerne pas automatiquement tous les travailleurs de 18 ou 19 ans : il s’applique uniquement à certaines situations définies par la législation.

Pour faciliter ses premières recherches, accepter un emploi temporaire peut permettre d’acquérir une expérience locale et d’obtenir une première référence professionnelle en Nouvelle-Zélande. Le WWOOFing consiste à participer aux activités d’une ferme, souvent biologique, en échange de l’hébergement et parfois des repas. Attention toutefois : lorsqu’une personne travaille au bénéfice d’une exploitation commerciale en contrepartie d’un logement ou de nourriture, elle peut être considérée comme une salariée et non comme une simple bénévole.

La culture professionnelle néo-zélandaise est généralement décrite comme détendue, mais professionnelle. Les relations avec les responsables sont souvent relativement informelles et les entreprises peuvent adopter une organisation moins hiérarchisée qu’en France.

Le saviez-vous ? Les travailleurs étrangers bénéficient des mêmes droits minimums que les travailleurs néo-zélandais, notamment en matière de rémunération, de pauses, de congés et de contrat de travail écrit.

Le coût de la vie en Nouvelle-Zélande

La monnaie utilisée est le dollar néo-zélandais, indiqué par les abréviations NZD ou NZ$. Le coût de la vie dépend fortement du lieu d’installation et du mode de vie de chacun. Le logement, l’alimentation, les transports, les dépenses de santé et l’énergie doivent notamment être pris en compte. Certains produits importés peuvent également coûter plus cher en raison de l’éloignement géographique du pays. Pour préparer son budget, il est préférable de consulter les informations officielles sur le coût de la vie en Nouvelle-Zélande ainsi que le taux de change du dollar néo-zélandais.

Le NZD (New Zealand Dollar), la monnaie néo-zélandaise

Les loyers représentent une part importante du budget. Leur montant varie selon la ville, le quartier, la taille du logement et le type de bien. Les logements situés dans les grandes villes ou les zones très demandées sont généralement plus chers. En Nouvelle-Zélande, le loyer est habituellement exprimé à la semaine, même s’il peut être payé chaque semaine ou toutes les deux semaines selon le contrat. À l’entrée dans le logement, le propriétaire peut également demander une caution pouvant atteindre quatre semaines de loyer.

Bon plan : la colocation, appelée flatting en Nouvelle-Zélande, peut permettre de réduire le budget consacré au logement. Les auberges de jeunesse constituent également une solution temporaire à l’arrivée et facilitent les rencontres avec d’autres voyageurs.

L’alimentation peut également représenter une dépense importante. Le marché néo-zélandais est principalement occupé par Woolworths New Zealand et les coopératives Foodstuffs, qui exploitent notamment les enseignes Woolworths, New World et PAK’nSAVE. Les prix et les promotions pouvant varier d’une enseigne et d’une semaine à l’autre, il est conseillé de comparer les produits et les programmes de fidélité.

Le budget consacré aux déplacements dépend beaucoup du lieu de résidence. Dans certaines régions, posséder une voiture peut être pratique en raison des distances à parcourir et d’une offre de transports publics plus limitée. Au prix du carburant s’ajoutent notamment l’entretien, le contrôle technique obligatoire, l’immatriculation et, de préférence, l’assurance du véhicule. Les prix de l’essence fluctuant régulièrement, mieux vaut consulter le suivi officiel des prix des carburants plutôt que retenir un tarif fixe.

L’administration néo-zélandaise

De nombreuses démarches administratives peuvent être effectuées en ligne en Nouvelle-Zélande. Les formalités liées à l’achat d’un véhicule sont par exemple relativement accessibles : l’acheteur et le vendeur peuvent enregistrer le changement de personne responsable du véhicule en ligne. Il reste néanmoins important de vérifier son état, son contrôle technique, son immatriculation et son historique avant l’achat.

Le système bancaire est également largement dématérialisé. Certaines banques permettent de commencer l’ouverture d’un compte avant l’arrivée dans le pays. Son activation nécessite toutefois généralement de fournir des justificatifs d’identité et d’adresse et, selon l’établissement, un numéro fiscal néo-zélandais appelé numéro IRD. Les conditions peuvent donc varier selon la banque et la situation du demandeur.

Edifices du parlement néo-zélandais

La création d’entreprise bénéficie elle aussi de nombreux services en ligne. Il faut notamment choisir une structure juridique, vérifier la disponibilité du nom, obtenir un numéro d’entreprise néo-zélandais et accomplir les formalités fiscales nécessaires. Le portail officiel propose un guide en cinq étapes pour créer son entreprise.

L’accès à un prêt ou à d’autres financements n’est toutefois pas automatique. Il dépend notamment du projet, des revenus, de l’historique de crédit et des critères de chaque établissement financier. Il est donc préférable de comparer les offres et de s’adresser, si nécessaire, à un conseiller financier agréé.

Les transports publics en Nouvelle-Zélande

Les principales villes néo-zélandaises disposent de réseaux de transports publics, tandis que des autocars assurent des liaisons entre les régions. Les possibilités de déplacement en train restent toutefois limitées et, en dehors des grands centres urbains, la voiture offre souvent davantage de flexibilité.

Acheter ou louer un véhicule permet notamment d’explorer le pays à son rythme et d’organiser des road trip inoubliables. La Nouvelle-Zélande est particulièrement appréciée des voyageurs en van et en camping-car. Il n’est cependant pas permis de dormir dans son véhicule n’importe où. Le camping libre, appelé freedom camping, est interdit ou réglementé dans certaines zones. Lorsque l’emplacement est réservé aux véhicules autonomes, le véhicule doit posséder la certification requise et afficher son justificatif. Avant de s’installer, il est indispensable de consulter les panneaux, les règles de la commune et les restrictions publiées par le Department of Conservation.

Deux applications peuvent faciliter la préparation d’un itinéraire et la recherche de campings, d’aires autorisées et de services utiles :

Les informations de ces applications étant en partie alimentées par leurs utilisateurs, elles ne remplacent pas la signalisation ni les règles officielles locales.

Les différences culturelles

Les Néo-Zélandais sont généralement décrits comme accueillants, accessibles et décontractés. La notion māorie de manaakitanga, qui renvoie notamment à l’accueil, à l’attention portée aux autres et à l’hospitalité, occupe une place importante dans la culture néo-zélandaise. Cette convivialité n’empêche pas de respecter l’intimité et l’espace personnel de chacun, notamment au domicile.

Dans les supermarchés, le fonctionnement varie selon les enseignes et les magasins : certaines caisses proposent une aide pour ranger les achats, tandis que d’autres disposent de caisses automatiques. Pensez à apporter vos propres sacs réutilisables, car les sacs de caisse en plastique à usage unique sont interdits.

Autre particularité lors de vos achats : les pièces de 1, 2 et 5 cents ne sont plus en circulation. Pour un paiement en espèces, le montant total est arrondi aux 10 cents les plus proches. En revanche, si vous payez par carte, le montant exact est débité.

Les « Kiwis », surnom donné aux Néo-Zélandais, adoptent souvent un style vestimentaire informel et pratique. Les codes varient naturellement selon les lieux et les occasions, mais il peut arriver de croiser des personnes pieds nus, notamment dans les zones côtières ou les lieux de loisirs. Cette décontraction vestimentaire fait partie des petites habitudes locales susceptibles de surprendre à l’arrivée.

Quelles démarches pour partir vivre en Nouvelle-Zélande ?

Il existe différents types de visas. Pour choisir le plus adapté, commencez par définir précisément votre projet : souhaitez-vous étudier, suivre des cours d’anglais, effectuer un stage, voyager, travailler, investir, créer une entreprise ou vous installer durablement ? La durée prévue du séjour, votre âge, votre situation familiale, vos qualifications et, selon le visa, votre emploi ou vos ressources financières détermineront les options accessibles.

La Nouvelle-Zélande ne propose pas un visa unique permettant de s’y installer. Chaque catégorie répond à des critères précis, qui peuvent notamment concerner la santé, la situation financière, le casier judiciaire, les compétences ou l’emploi occupé. Utilisez l’outil officiel pour trouver et comparer les visas néo-zélandais.

Vous pouvez préparer vous-même votre demande en ligne. Un organisme de formation ou un agent spécialisé peut vous aider à compléter certaines démarches, notamment pour un visa étudiant. Son autorisation de fournir des conseils en immigration doit néanmoins être vérifiée et le demandeur reste responsable de l’exactitude des informations transmises.

Les documents à réunir

Pour voyager en Nouvelle-Zélande, vous devez disposer d’un passeport français en cours de validité. Sauf disposition particulière liée à votre statut, celui-ci doit généralement rester valide pendant au moins trois mois après la date à laquelle vous prévoyez de quitter le pays.

Si vous devez demander ou renouveler votre passeport, la pré-demande peut être effectuée en ligne. Le prix du timbre fiscal dépend de l’âge du demandeur et les délais varient selon la période et le lieu de dépôt. Il est donc recommandé d’anticiper cette démarche.

Le permis de conduire international n’est pas systématiquement obligatoire. Pour conduire avec un permis français, celui-ci doit être valide et accompagné d’une traduction anglaise reconnue ou d’un permis de conduire international. Ce dernier ne remplace jamais le permis français : les deux documents doivent être présentés ensemble. Avant le départ, vérifiez également la durée pendant laquelle vous pouvez conduire avec un permis étranger dans les règles publiées par l’agence néo-zélandaise des transports.

Enfin, tous les voyageurs doivent remplir une New Zealand Traveller Declaration avant leur arrivée. Cette déclaration rassemble les informations nécessaires aux contrôles d’immigration, de douane et de biosécurité.

Le Programme Vacances-Travail en Nouvelle-Zélande

Pourquoi partir en PVT ou WHV (Working Holiday Visa) ? Pour les ressortissants français âgés de 18 à 30 ans, le PVT permet de voyager en Nouvelle-Zélande pendant une durée maximale de 12 mois, d’occuper des emplois temporaires et d’étudier ou de suivre une formation pendant six mois au total. Il n’est pas nécessaire d’avoir obtenu une offre d’emploi avant de déposer sa demande.

 Visa pour la Nouvelle-Zélande

Pour effectuer une demande de PVT pour la Nouvelle-Zélande, il faut notamment :

  • être de nationalité française et avoir entre 18 et 30 ans ;
  • ne jamais avoir obtenu auparavant un PVT néo-zélandais, même sans l’avoir utilisé ;
  • disposer d’au moins 4 200 NZD pour couvrir ses dépenses sur place ;
  • posséder un billet permettant de quitter la Nouvelle-Zélande ou des ressources supplémentaires pour l’acheter ;
  • souscrire une assurance médicale complète pour toute la durée du séjour, couvrant notamment une éventuelle hospitalisation ;
  • satisfaire aux exigences de santé et de moralité demandées par l’immigration.

Le PVT autorise uniquement les emplois temporaires : il ne permet pas d’accepter un poste permanent. Il ne donne pas non plus automatiquement droit à un nouveau visa de travail. Pour rester au-delà de sa durée de validité, il faut remplir les conditions d’un autre visa et déposer une nouvelle demande.

Un conjoint ou un enfant ne peut pas être inclus dans la demande de PVT Nouvelle-Zélande. Pour plus d’informations spécifiques sur le PVT Nouvelle-Zélande, n’hésitez pas à consulter le site de pvtistes.net !

Les autres visas permettant de travailler ou d’étudier

Le visa de travail le plus courant est l’Accredited Employer Work Visa. Il nécessite notamment une offre d’emploi à temps plein provenant d’un employeur accrédité ainsi que les compétences, l’expérience ou les qualifications demandées pour le poste.

Pour effectuer un stage ou suivre une formation pratique, le visa adapté dépend du programme et de la situation du candidat. Le Student and Trainee Work Visa peut notamment correspondre à certains stages et formations professionnelles.

D’autres possibilités existent pour étudier, rejoindre un proche, entreprendre ou demander la résidence. Avant toute démarche, utilisez le comparateur officiel des visas afin de vérifier les critères et les documents exigés pour votre situation.

Prendre une assurance pour partir en Nouvelle-Zélande

L’accès au système de santé public néo-zélandais dépend du statut d’immigration. La plupart des titulaires d’un visa de résident peuvent bénéficier de soins financés ou subventionnés par l’État. En revanche, les titulaires d’un visa temporaire (visiteur, étudiant ou travailleur) ne sont généralement pas couverts. Il est donc indispensable de vérifier son admissibilité aux services de santé publics avant le départ.

Sans prise en charge publique, les frais médicaux restent à la charge du patient et peuvent être élevés. Les médecins généralistes fixant librement leurs tarifs, le coût d’une consultation varie notamment selon le cabinet, la région et l’éligibilité du patient aux aides publiques. En cas de blessure accidentelle survenue en Nouvelle-Zélande, les visiteurs peuvent bénéficier du dispositif public ACC, quelle que soit leur nationalité. Cette couverture ne remplace toutefois pas une assurance : elle ne prend notamment pas en charge les maladies, le rapatriement, les perturbations du voyage ni les soins poursuivis après le retour dans le pays d’origine.

L’obligation de disposer d’une assurance dépend du visa et non de la seule durée du séjour. Elle s’applique notamment aux Français titulaires d’un Working Holiday Visa, qui doivent conserver une assurance médicale et hospitalisation complète pendant toute la durée de leur séjour. Avant le départ, pensez donc à vérifier les garanties et les exclusions de votre couverture, puis à comparer les offres d’assurance santé d’expatriation. Il est également vivement recommandé de prévoir une assurance assistance – rapatriement.

Les autres démarches administratives

Si vous prévoyez de travailler ou de percevoir des revenus en Nouvelle-Zélande, vous devrez obtenir un numéro IRD. Cet identifiant fiscal personnel, conservé toute la vie, est notamment utilisé pour déclarer ses revenus, payer ses impôts et effectuer différentes démarches financières. Sans numéro IRD, les revenus peuvent être imposés à un taux plus élevé.

Pour effectuer une demande en ligne en tant que nouvel arrivant, les documents et informations nécessaires dépendent de votre visa. Il faut généralement fournir :

  • les informations figurant sur votre passeport ;
  • le numéro de votre demande auprès d’Immigration New Zealand ;
  • votre numéro fiscal étranger, si vous en possédez un, pour les titulaires d’un visa de travail ou d’études.

Grâce à cette procédure, Inland Revenue peut vérifier directement votre identité auprès des services d’immigration. Il n’est donc pas nécessaire de fournir au préalable une preuve d’ouverture d’un compte bancaire néo-zélandais. Les démarches pour obtenir un numéro IRD et ouvrir un compte peuvent être entreprises dès l’arrivée dans le pays.

Conseils pratiques pour réussir son expatriation en Nouvelle-Zélande

Pour débuter votre projet d’expatriation, voici quelques conseils pratiques et utiles.

Où s’installer en Nouvelle-Zélande ?

Près de 19 000 km à vol d’oiseau séparent la France de la Nouvelle-Zélande. Au départ de Paris, le voyage nécessite généralement une ou plusieurs escales. Sa durée peut fortement varier selon l’itinéraire et le temps de correspondance.

Auckland constitue souvent un point d’arrivée pratique. Située sur l’île du Nord, elle représente la principale porte d’entrée internationale du pays et dispose de nombreuses liaisons avec les autres régions. La ville s’étend entre deux façades maritimes, la mer de Tasman à l’ouest et l’océan Pacifique à l’est. Auckland n’est toutefois pas le seul choix possible. La région où vous installer dépendra notamment de votre emploi ou de votre lieu d’études, mais aussi du coût du logement, du climat, des transports, de la proximité des services et du mode de vie recherché.

Comment trouver du travail en Nouvelle-Zélande ?

Trouver un emploi qualifié peut prendre du temps et dépend notamment du secteur d’activité, de l’expérience, du niveau d’anglais et des conditions du visa détenu. Pour postuler, préparez un CV et une lettre de motivation en anglais, adaptés à chaque offre. Des références professionnelles vérifiables peuvent également être demandées. Pour certaines professions réglementées, il peut être nécessaire de faire reconnaître ses qualifications ou de s’inscrire auprès de l’organisme professionnel compétent.

Recherche d'emploi en Nouvelle-Zélande

La Green List d’Immigration New Zealand recense les professions recherchées pouvant donner accès à certaines voies de résidence, sous réserve de remplir les conditions de qualification, d’expérience ou d’enregistrement professionnel. Cette liste évoluant régulièrement, il est préférable de la consulter directement plutôt que d’énumérer les métiers concernés.

Pour rechercher un emploi, vous pouvez consulter les plateformes spécialisées, contacter des agences de recrutement ou vous adresser directement aux employeurs. Cette dernière pratique est courante en Nouvelle-Zélande.

Pour les Français titulaires d’un Working Holiday Visa en Nouvelle-Zélande, les offres saisonnières, notamment dans l’agriculture et l’horticulture, peuvent être consultées auprès de Work and Income New Zealand. Des plateformes privées comme BackpackerBoard proposent également des offres destinées aux voyageurs et aux titulaires d’un PVT.

Enfin, quitter la Nouvelle-Zélande ne donne pas automatiquement droit à un remboursement d’impôt. Avant le départ, il convient de régulariser sa situation fiscale auprès d’Inland Revenue. L’administration détermine alors si les impôts versés correspondent au montant dû : selon la situation, le contribuable peut recevoir un remboursement, n’avoir aucune régularisation à effectuer ou devoir payer un complément.

Comment trouver un logement ?

Plusieurs solutions existent pour se loger en Nouvelle-Zélande : hébergement temporaire, location, colocation ou, pour les personnes qui remplissent les conditions requises, achat immobilier. Notez cependant, qu’en règle générale, seuls les citoyens néo-zélandais et certains résidents peuvent acheter un logement en Nouvelle-Zélande.

Pour commencer vos recherches, vous pouvez notamment consulter :

  • Trade Me Property, pour les locations et les chambres en colocation ;
  • Airbnb, principalement pour un hébergement temporaire ;
  • Flatmate, pour rechercher une chambre ou des colocataires ;
  • HelpX, pour des échanges de services contre un hébergement ou des repas.

Attention : une activité réalisée en échange de nourriture ou d’un logement peut être considérée comme un travail et non comme du bénévolat. Avant d’accepter une offre sur HelpX ou une plateforme similaire, vérifiez que votre visa vous autorise à travailler et consultez les règles néo-zélandaises relatives au bénévolat et au travail non rémunéré.

Pour une location classique, vous pouvez également contacter des agences immobilières ou des gestionnaires de biens. Immigration New Zealand recommande de visiter le logement avant de s’engager et de bien vérifier le contrat, le montant du loyer et les conditions relatives au dépôt de garantie.

La colocation, appelée flatting, est une solution fréquemment choisie par les nouveaux arrivants. Il est cependant important de savoir si vous êtes inscrit sur le bail en tant que tenant ou si vous occupez simplement le logement comme flatmate. Dans ce second cas, vous n’êtes pas directement protégé par le Residential Tenancies Act. Le service public Tenancy Services recommande donc de formaliser par écrit les conditions de la colocation.

Entre ses villes, ses littoraux et ses grands espaces, la Nouvelle-Zélande offre des cadres de vie très variés. Avant de choisir votre lieu d’installation, prenez toutefois le temps de comparer les possibilités d’emploi, le coût du logement, les transports et l’accès aux services. Une expatriation bien préparée vous permettra de profiter plus sereinement de votre nouvelle vie sur place.

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