Quelle est la liste des pays membres de l’espace Schengen ?
L’espace Schengen regroupe un ensemble de 29 pays, sur le territoire européen, ayant signé un accord de libre circulation des personnes. Mis en place progressivement depuis 1995, cet espace constitue aujourd’hui l’un des piliers majeurs de la construction européenne. Il permet aux citoyens et aux voyageurs de circuler librement entre les États membres, sans contrôles aux frontières intérieures. Concrètement, cela signifie qu’une fois entré dans un pays de l’espace Schengen, il est possible de se déplacer d’un État à l’autre comme à l’intérieur d’un seul et même territoire.
Au-delà de la suppression des frontières physiques, l’accord Schengen repose également sur une coopération renforcée entre les États membres en matière de sécurité, de politique des visas et de protection des frontières extérieures. Chaque pays membre applique les règles communes pour garantir à la fois la liberté de circulation et la sécurité de l’ensemble de la zone. Pour les voyageurs internationaux, notamment ceux qui ne sont pas ressortissants de l’Union européenne, comprendre le fonctionnement et la portée de l’espace Schengen est essentiel avant de planifier un séjour en Europe.
Comment fonctionne l’espace Schengen ?

Ce principe de libre circulation est l’un des fondements de l’Espace Schengen. Il facilite les déplacements touristiques, professionnels ou familiaux à l’intérieur de la zone, rendant les voyages simples et fluides. Par exemple, un visiteur qui entre en France peut ensuite rejoindre l’Espagne, l’Allemagne ou l’Italie, sans présenter à nouveau son passeport à chaque frontière. Les contrôles sont remplacés par une coopération policière et une surveillance commune des frontières extérieures, assurant à la fois sécurité et mobilité.
Attention : Si vous n’êtes pas citoyen européen, un visa Schengen est obligatoire pour entrer sur le territoire, et ce quel que soit le pays parmi les 29 membres. Une fois le visa accordé par l’un de ces pays, il est possible de circuler librement entre les pays de la zone Schengen pour une durée maximum de 90 jours, par semestre.
Cette règle concerne un grand nombre des voyageurs étrangers souhaitant visiter l’Europe pour un court séjour, qu’il s’agisse de tourisme, d’affaires ou de visite à des proches. Le visa Schengen est donc une autorisation unique nécessaire qui permet de voyager dans l’ensemble des pays membres sans devoir effectuer de nouvelles démarches administratives à chaque passage de frontière.
À noter que certaines nationalités sont exemptées de visa pour les séjours de courte durée, mais doivent néanmoins respecter la limite des 90 jours sur une période de 180 jours. Au-delà de cette durée, un visa ou un titre de séjour spécifique est nécessaire. Pour les voyageurs exemptés de visa, une autorisation électronique appelée ETIAS sera bientôt obligatoire avant tout départ vers l’espace Schengen, mais elle n’est pas requise si vous possédez déjà un visa Schengen valide.
Lors de la préparation de votre voyage, il ne faut pas confondre les États membres de l’Union européenne et les États membres de l’espace Schengen. Pour savoir si votre pays de destination fait partie de la zone Schengen, consultez la liste des pays de l’Espace Schengen ci-dessous.
Cette distinction est importante, car tous les pays de l’Union européenne ne participent pas à l’accord Schengen et certains pays en dehors de l’Union européenne y sont intégrés. Connaître cette différence vous évitera toute confusion lors de votre demande de visa ou de votre souscription à une assurance voyage adaptée à votre séjour.
Quels sont les États membres de l’espace Schengen ?
L’espace Schengen compte aujourd’hui 29 pays (dont 25 États membres de l’Union européenne et 4 États associés). Ce regroupement permet la libre circulation des personnes entre ces pays sans contrôles aux frontières intérieures. Ces États partagent des règles communes en matière de politique des visas Schengen, de contrôles aux frontières extérieures et de coopération policière et judiciaire. Pour les voyageurs, cela se traduit par un espace de mobilité unique, où l’on peut passer d’un pays à l’autre sans formalités supplémentaires.
Voici la liste complète des États membres de l’espace Schengen :
- Allemagne
- Autriche
- Belgique
- Bulgarie
- Croatie
- Danemark
- Espagne
- Estonie
- Finlande
- France
- Grèce
- Hongrie
- Islande
- Italie
- Lettonie
- Liechtenstein
- Lituanie
- Luxembourg
- Malte
- Norvège
- Pays-Bas
- Pologne
- Portugal
- République tchèque
- Roumanie
- Slovaquie
- Slovénie
- Suède
- Suisse
Quels sont les États de l’Union européenne non-membres de l’espace Schengen ?
Certains pays de l’Union européenne n’ont pas rejoint l’accord Schengen et continuent de maintenir leurs propres contrôles aux frontières.
- Chypre : bien que membre de l’UE depuis 2004, Chypre ne fait pas encore partie de l’espace Schengen. Les voyageurs souhaitant s’y rendre doivent donc se conformer aux formalités d’entrée spécifiques, qui peuvent inclure un contrôle de passeport ou de visa selon leur nationalité.
- Irlande : ce pays a choisi de ne pas participer à l’accord Schengen et maintient ses propres contrôles aux frontières. Les voyageurs arrivant en Irlande doivent présenter leurs documents d’identité et respecter les exigences locales.
Le Royaume-Uni faisait partie des pays de l’UE non membres de l’accord Schengen. Depuis le 31 janvier 2020, le Royaume-Uni n’est plus membre de l’UE.
Quels sont les États non membres de l’Union européenne mais membres de l’espace Schengen ?
Certains pays européens, bien qu’ils ne fassent pas partie de l’Union européenne, participent à l’accord Schengen et appliquent donc les mêmes règles de libre circulation. Cela signifie que les voyageurs peuvent se déplacer vers et depuis ces pays sans contrôle aux frontières intérieures, comme dans les États membres de l’UE participant à Schengen.
Les pays concernés sont :
- Islande
- Liechtenstein
- Norvège
- Suisse
Ces pays collaborent étroitement avec l’ensemble des États faisant partie de l’espace Schengen pour la sécurité des frontières, la gestion des visas et la coopération policière. Pour les voyageurs, cela offre une grande flexibilité : par exemple, vous pouvez arriver en Norvège depuis la France et continuer ensuite vers la Suisse ou l’Italie sans présenter à nouveau vos documents aux frontières.
Quels sont les potentiels futurs États membres de l’Espace Schengen ?
Chypre est aujourd’hui le dernier pays de l’Union européenne à souhaiter rejoindre l’espace Schengen. Bien que membre de l’Union européenne depuis 2004, l’île n’a pas encore intégré la zone de libre circulation en raison de la division politique de son territoire et de la nécessité de renforcer la sécurité de ses frontières extérieures.
Cependant, le processus d’adhésion est en cours. L’Union européenne a confirmé que Chypre remplissait les critères techniques requis pour rejoindre l’espace Schengen et son intégration est envisagée pour les prochaines années. Une première phase pourrait concerner les frontières aériennes et maritimes, comme ce fut le cas récemment pour la Bulgarie et la Roumanie.
Quels sont les pays qui font exception ?
Certains territoires rattachés à des pays membres de l’espace Schengen n’appliquent pas les conventions du traité de Schengen. Il s’agit principalement de territoires éloignés géographiquement de l’Europe ou d’îles isolées. Pour se rendre dans ces zones, des visas spécifiques sont nécessaires. Ils doivent être demandés directement auprès des autorités du pays dont dépendent ces territoires.
Quels sont les territoires qui n’appliquent pas la convention de Schengen ?
- Aruba
- Bonaire
- Curaçao
- Groenland
- Guadeloupe
- Guyane
- Îles Féroé
- La Polynésie française
- La Réunion
- Les Terres australes et antarctiques françaises
- Martinique
- Mayotte
- Mont Athos
- Nouvelle-Calédonie
- Saba ou Îles BES
- Saint-Barthélemy
- Saint-Eustache
- Saint-Martin
- Saint-Pierre-et-Miquelon
- Svalbard
- Wallis-et-Futuna
Qu’en est-il des micro-États européens ?
Certains micro-États d’Europe entretiennent des relations particulières avec l’espace Schengen. Leur statut varie selon les accords conclus avec les pays voisins, ce qui influence directement les conditions d’entrée et de circulation pour les voyageurs.
Monaco, Saint-Marin et le Vatican
Ces trois micro-États ayant des frontières ouvertes avec des pays membres de l’espace Schengen (la France et l’Italie), ils sont de facto intégrés dans les règles de l’accord Schengen. Leurs frontières sont ouvertes et autorisent la libre circulation des individus. En pratique, cela signifie qu’il n’existe pas de contrôle aux frontières entre ces États et leurs voisins membres de Schengen. Les voyageurs peuvent donc s’y rendre librement depuis la France ou l’Italie, sans formalité particulière.
Le Liechtenstein
Bien que micro-État européen, ce pays est un État membre à part entière de l’espace Schengen. Il applique donc les accords de libre circulation définis par le traité de Schengen. Le Liechtenstein a intégré l’espace Schengen en 2011, aux côtés de la Suisse. Ainsi, il n’existe pas de contrôle aux frontières avec ses voisins directs (Suisse et Autriche). Les voyageurs doivent simplement respecter les mêmes règles de visa et de durée de séjour que dans le reste de la zone Schengen.
Andorre
Ce micro-État ne fait pas partie de l’Espace Schengen et maintient les contrôles douaniers de visiteurs à ses frontières. Les visiteurs doivent alors circuler avec leurs pièces d’identité et parfois même demander des visas spécifiques. Cependant, Andorre entretient des accords bilatéraux étroits avec la France et l’Espagne, ses deux voisins. En pratique, l’entrée en Andorre s’effectue toujours par l’un de ces deux pays : il faut donc d’abord entrer dans la zone Schengen avant de rejoindre le territoire andorran. Ainsi, un visa Schengen valide est nécessaire pour accéder à Andorre si vous venez d’un pays soumis à visa. Toutefois, une fois sur place, aucun visa andorran n’est exigé pour un court séjour touristique.
L’assurance visa Schengen
Pour accompagner toute demande de visa Schengen, dans n’importe quel État membre de l’espace Schengen, une assurance Schengen est obligatoire. Cette assurance est également valable pour les demandes d’attestation d’accueil en France.
Qu’est-ce que l’assurance Schengen ?
L’assurance visa Schengen est une prérogative administrative essentielle pour tout voyageur étranger souhaitant entrer dans l’un des 29 pays membres de l’espace Schengen. Elle doit impérativement couvrir les frais médicaux d’urgence et de rapatriement à hauteur minimale de 30 000 € pour l’ensemble de la zone. Cette garantie permet d’assurer une prise en charge des frais médicaux en cas de maladie, d’accident y compris entrainant une hospitalisation, pendant le séjour. Le certificat d’assurance Schengen doit être présenté lors de la demande de visa auprès du consulat ou du centre de traitement agréé. Sans cette preuve, le dossier de visa ne peut pas être accepté.
Au-delà de l’aspect obligatoire, cette assurance constitue une protection indispensable pour voyager sereinement en Europe. Le contrat d’assurance visa Schengen doit clairement mentionner la validité sur tout le territoire Schengen et sur toute la durée du séjour prévue.
Au-delà d’une simple zone de libre circulation, l’espace Schengen incarne un projet de coopération et de mobilité unique en Europe. Comprendre son fonctionnement, ses exceptions et les formalités administratives associées est essentiel pour tout voyageur souhaitant se déplacer sereinement entre les pays membres.
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