Vue sur le Mont Fuji et la Skyline de Tokyo

Comment bien préparer son expatriation au Japon ?

Écrit par : Sharone T.

Grâce à son poids économique, à son dynamisme technologique et à la présence de nombreuses entreprises internationales, le Japon offre de belles perspectives aux professionnels souhaitant développer leur carrière ou acquérir une première expérience à l’étranger. Le pays attire ainsi des expatriés du monde entier, séduits par son marché du travail, sa culture et son cadre de vie singulier.

Expatriation au Japon

Le Japon, pays prometteur

Le Japon compte parmi les grandes puissances économiques mondiales. Son économie repose notamment sur des entreprises internationales reconnues dans l’automobile, l’électronique, l’industrie, la finance et le numérique. Le pays accueille également de nombreuses sociétés étrangères, ce qui peut offrir des perspectives professionnelles aux candidats à l’expatriation. La maîtrise du japonais constitue toutefois un avantage important pour accéder à davantage d’opportunités.

La communauté française est principalement installée dans les grands centres urbains. Tokyo concentre une grande partie de l’activité économique et des sièges d’entreprises, tandis que Yokohama, Osaka, Nagoya, Kobe et Fukuoka constituent également des pôles économiques et universitaires importants. Kyoto séduit notamment par son patrimoine, ses établissements d’enseignement et son cadre de vie.

La culture japonaise peut parfois dérouter les nouveaux arrivants en raison de codes sociaux et professionnels différents. Apprendre les principales règles de politesse, se familiariser avec les usages du quotidien et acquérir quelques notions de japonais facilite considérablement les échanges et l’intégration.

La diversité des paysages et des climats constitue également l’un des grands attraits du pays. La floraison des cerisiers japonais, le village historique de Shirakawa-go, les singes de Jigokudani ou encore les paysages tropicaux d’Okinawa illustrent la richesse naturelle de l’archipel. Son étendue du nord au sud explique les importants contrastes climatiques entre ses différentes régions.

Comment bien préparer à son arrivée au Japon ?

S’expatrier au Japon n’est pas à la portée du premier venu compte tenu du grand fossé qui sépare le monde occidental de la culture japonaise. À la difficulté d’apprentissage de la langue locale peuvent venir s’ajouter les problèmes d’adaptation au style de vie japonais. En effet, au pays du soleil levant, les règles de base de la vie en société s’appuient sur la politesse, la ponctualité, la modestie et la propreté. En général, le respect de l’autre se vit au quotidien, aussi bien au bureau que dans les transports en commun ou les autres lieux publics. En voici quelques exemples :

  • il est impoli de dire directement « non » ou « iie » en japonais
  • quand vous donnez ou recevez quelque chose comme une carte de visite ou un cadeau, l’usage veut que vous utilisiez vos deux mains
  • dans la rue et dans les transports publics, il faut éviter de fumer, de boire, de s’embrasser ou de manger
  • à table, abstenez-vous de pointer quelqu’un ou quelque chose avec vos baguettes
  • au restaurant, il existe des sandales spéciales placées devant les toilettes dont vous devez vous servir
  • à la maison, chacun prend sa douche et se lave avant d’entrer dans le bain où tous les habitants de la maison utilisent la même eau. Il est par conséquent interdit d’employer du shampoing ou du savon dans le bain, car l’eau doit rester claire pour les personnes qui vont vous succéder.

Ces différences culturelles peuvent constituer un sérieux handicap pour les candidats à l’expatriation au Japon. Certaines personnes installées depuis des années n’arrivent toujours pas à s’intégrer et à assimiler cette nouvelle culture. À table, à la maison, dans les rues ou au travail, il importe de bien saisir les codes afin de ne pas froisser les personnes que vous côtoyez au quotidien ou qui sont en affaires avec vous.

Le meilleur moyen de réussir une expatriation au Japon est de se préparer longtemps à l’avance. S’il vous est possible de faire un ou deux séjours de courte durée avant votre installation définitive, vous pourrez déjà vous familiariser avec votre nouvel environnement et cela réduira l’impact du choc culturel. N’hésitez pas à prendre des cours de japonais pour être en mesure de vous faire comprendre une fois sur place ou si vous décidez de chercher un travail au Japon. L’idéal serait de suivre ces cours avant votre départ de France afin de passer directement à la pratique lorsque vous foulerez le sol nippon. À défaut, vous pouvez toujours apprendre le japonais sur place, en profitant de votre temps libre.

Si vous cherchez plus d’informations sur la culture et la société japonaise, allez faire un tour sur le site Kanpai ! qui rassemble de nombreuses informations pratiques pour les personnes souhaitant se rendre au Japon.

Où s’expatrier au Japon ?

Au Japon, la location d’un logement implique souvent des frais d’entrée représentant plusieurs mois de loyer, mais leur montant varie selon le bien, la région et l’agence. Ils peuvent comprendre le shikikin, dépôt de garantie dont le solde est restitué après déduction d’éventuels impayés ou frais de remise en état, et le reikin, somme non remboursable versée au propriétaire. S’y ajoutent généralement les honoraires de l’agence, appelés chūkai tesūryō, le premier loyer payé d’avance, l’assurance habitation et parfois des frais de garantie. Certains logements sont néanmoins proposés sans shikikin ni reikin. Enfin, le propriétaire demande souvent un garant au Japon ou le recours payant à une société de garantie locative. Pensez donc à vérifier le détail des frais et les conditions du bail !

Tokyo

Le loyer constitue l’un des principaux postes à intégrer dans un budget d’expatriation. À Tokyo, son montant varie fortement selon la superficie du logement, son ancienneté, le quartier et la proximité d’une gare. Les arrondissements centraux comme Minato, Shibuya, Chiyoda et Shinjuku sont particulièrement recherchés, mais généralement plus coûteux. S’éloigner du centre ou choisir un quartier résidentiel bien desservi permet souvent de trouver des loyers plus accessibles.

La scolarité des enfants peut être assurée par différents établissements internationaux, comme la British School in Tokyo, la Canadian International School, la Tokyo International School ou le Lycée français international de Tokyo, qui accueille les élèves de la maternelle à la terminale. Les frais de scolarité, les conditions d’admission, la langue d’enseignement et la distance entre l’école et le domicile doivent être étudiés avant de choisir un quartier.

Le coût de la vie à Tokyo peut être élevé, notamment pour le logement, la scolarité internationale et certains loisirs. La ville dispose toutefois d’un réseau de transports publics très développé, qui facilite les déplacements quotidiens. Le budget dépendra surtout de la fréquence des trajets, de la distance parcourue et du recours éventuel au taxi.

Malgré ces dépenses, Tokyo offre un cadre de vie dynamique, de nombreux espaces verts et une grande diversité d’activités culturelles, gastronomiques et nocturnes. Le Palais impérial, les sanctuaires et musées, mais aussi les quartiers aux atmosphères très différentes permettent de découvrir de multiples facettes de la capitale japonaise.

Osaka

Osaka est réputée pour sa gastronomie généreuse, mais aussi pour sa tradition comique, notamment le manzai, une forme de dialogue humoristique particulièrement populaire dans le Kansai. Son atmosphère conviviale et animée permet de découvrir une facette de la culture japonaise différente de celle de Tokyo.

Le logement est généralement plus abordable en périphérie que dans les quartiers centraux, mais les loyers varient fortement selon la superficie, la proximité d’une gare et l’ancienneté du bâtiment. Les secteurs de Kita, Chūō ou Tennoji sont appréciés pour leur emplacement, tandis que les familles peuvent privilégier des zones résidentielles du nord de l’agglomération. Ashiya, souvent recherchée par les résidents internationaux, n’est pas un quartier d’Osaka : il s’agit d’une ville voisine située dans la préfecture de Hyōgo, entre Osaka et Kobe.

Il n’existe pas d’établissement français à Osaka même. Les familles peuvent toutefois se tourner vers des écoles internationales de la région ou vers le Lycée français international de Kyoto, homologué de la maternelle au baccalauréat. L’agglomération accueille également The University of Osaka, l’un des principaux établissements japonais d’enseignement supérieur et de recherche.

Le coût de la vie dépend principalement du quartier, du logement et du mode de vie. Osaka dispose d’un réseau dense de trains, de métros et de bus qui permet de se déplacer facilement dans la ville et dans l’ensemble du Kansai. Le taxi reste généralement plus coûteux que les transports collectifs et doit être intégré séparément au budget.

Les autres villes à explorer

Sapporo, capitale de la préfecture de Hokkaidō, associe les services d’une grande ville à un accès privilégié à la nature. Son climat est plus froid et plus enneigé que dans une grande partie du Japon, ce qui permet de pratiquer le ski et le snowboard en hiver. Aux beaux jours, les environs se prêtent notamment à la randonnée et aux activités de plein air.

Kyoto, ancienne capitale impériale, possède un patrimoine exceptionnel composé de temples, de sanctuaires et de jardins, dont plusieurs sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les familles francophones peuvent inscrire leurs enfants au Lycée français international de Kyoto, un établissement homologué qui assure désormais une scolarité complète, de la maternelle à la terminale.

Nara, également ancienne capitale du Japon, offre un environnement plus calme à proximité d’Osaka et de Kyoto. La ville est connue pour son vaste parc peuplé de daims, ses temples historiques et ses espaces naturels. Contrairement à ce qu’indiquait l’ancienne version de l’article, Nara se trouve à l’intérieur des terres : ce n’est donc pas une destination adaptée aux activités balnéaires ou à la plongée.

Quelles sont les démarches à effectuer avant son installation ?

Pour travailler ou séjourner plus de 90 jours au Japon, vous devez disposer d’un passeport valide et obtenir un visa adapté à votre projet. Dans la plupart des cas, votre employeur, votre établissement d’enseignement ou un autre organisme d’accueil doit d’abord demander un certificat d’éligibilité (Certificate of Eligibility ou CoE) au Japon. Ce document permet ensuite de déposer la demande de visa auprès de l’ambassade ou d’un consulat japonais en France. Il existe plusieurs statuts de résidence autorisant différentes activités professionnelles : il convient donc de vérifier celui qui correspond à votre situation sur le site de l’ambassade du Japon en France.

Avant votre départ, vérifiez que vos vaccinations courantes sont à jour, notamment contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche et la rougeole. D’autres vaccins peuvent être recommandés selon la durée du séjour, votre état de santé et les régions fréquentées. Le risque d’encéphalite japonaise étant considéré comme très faible au Japon, la vaccination est surtout évaluée pour certains séjours prolongés ou répétés en milieu rural. Demandez conseil à votre médecin ou renseignez-vous sur le site de l’Institut Pasteur.

Les résidents étrangers remplissant les conditions requises doivent généralement être affiliés au système public japonais d’assurance maladie, par l’intermédiaire de leur employeur ou de leur municipalité. Cette couverture laisse néanmoins une partie des dépenses à la charge de l’assuré et ne couvre pas nécessairement certains besoins, comme le rapatriement sanitaire. Une assurance santé pour expatriés peut donc compléter le régime local ou protéger l’assuré pendant la période précédant son affiliation, selon les garanties du contrat.

Le permis de conduire international délivré en France n’est pas reconnu au Japon. Pour conduire pendant une durée limitée, vous devez présenter votre permis français en cours de validité accompagné d’une traduction certifiée en japonais, notamment délivrée par la Japan Automobile Federation. Au-delà d’un an de résidence, il est nécessaire d’obtenir un permis japonais en engageant la procédure de conversion pendant la première année suivant l’arrivée. Les modalités sont précisées par l’ambassade du Japon en France.

Outre la possibilité de dynamiser une carrière, l’expatriation au Japon permet de découvrir un style de vie, une culture et une langue totalement nouveaux. Cela représente un certain nombre de défis à relever pour l’expatrié, d’autant plus que le coût de la vie y est généralement élevé. Une bonne préparation, aussi bien financière que morale et administrative, est indispensable pour réussir pleinement un tel projet d’expatriation. Découvrez sur le site d’ACS les différentes astuces pour faciliter votre expatriation en famille au Japon et dans différents pays du monde ainsi que les formules d’assurance voyage adaptées à votre situation particulière.

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