Jeune femme qui monte les escaliers au milieu de buildings au Canada

Comment travailler au Canada grâce aux permis de travail ?

Écrit par : Sharone T.

Le PVT est un permis de travail qui permet aux jeunes Français et Belges de 18 à 35 ans de travailler librement au Canada. Pour ceux qui n’entrent pas dans cette tranche d’âge ou qui n’ont pas eu la chance d’être tirés au sort, il existe une autre alternative possible pour partir au Canada : la demande d’un permis de travail. Néanmoins, le permis travail est un peu plus complexe à obtenir. Nous avons débroussaillé pour vous les différentes conditions et modalités d’obtention des différents permis de travail au Canada

permis de travail Canada

Ai-je vraiment besoin d’un permis de travail ?

En effet, c’est la première question à se poser ! La plupart des ressortissants étrangers ont besoin d’un permis pour travailler au Canada. Certaines activités professionnelles peuvent toutefois en être dispensées, à condition de respecter les critères prévus.

C’est par exemple le cas de certains athlètes et entraîneurs membres d’une équipe étrangère, des étudiants en soins de santé effectuant un stage de courte durée, des journalistes et membres d’une équipe de presse, de certains artistes de la scène ou encore des visiteurs commerciaux qui n’intègrent pas le marché du travail canadien.

Pour connaître la liste complète et les conditions applicables, consultez la page officielle consacrée aux personnes autorisées à travailler sans permis au Canada. Attention : être dispensé de permis de travail ne signifie pas être dispensé de visa ou d’autorisation de voyage électronique pour entrer au Canada.

Le cas spécifique des étudiants

Si vous vous trouvez déjà au Canada pour vos études, sachez que vous pouvez travailler sur votre campus sans permis de travail et sans limite d’heures, à condition d’avoir commencé votre programme et de respecter les conditions inscrites sur votre permis d’études.

Vous pouvez également travailler hors campus dès le début de vos études, jusqu’à 24 heures par semaine pendant les périodes de cours et sans limite d’heures pendant les congés prévus au calendrier scolaire, si vous remplissez les critères d’admissibilité. Il n’est donc plus nécessaire d’attendre six mois ni d’obtenir des notes particulières.

Une fois vos études au Canada terminées, vous pourriez être admissible à un permis de travail à temps plein appelé permis de travail postdiplôme (PTPD). Son obtention n’est pas automatique : l’établissement, le programme suivi et, selon votre situation, le niveau de langue ou le domaine d’études doivent notamment répondre aux critères exigés.

La durée du permis dépend principalement de celle du programme. Un programme admissible d’au moins huit mois mais de moins de deux ans peut donner droit à un permis d’une durée équivalente, tandis qu’un programme de deux ans ou plus peut permettre d’obtenir un permis allant jusqu’à trois ans. Certains diplômés d’une maîtrise d’au moins huit mois peuvent également obtenir un permis de trois ans.

Pour plus d’informations, consultez la page officielle consacrée au permis de travail postdiplôme.

Les différents permis de travail au Canada

Si vous ne faites pas partie de la liste des exemptions, il faudra bien passer par la case permis pour pouvoir travailler au Canada. Selon la nature et la durée de votre emploi, il existe différents permis de travail disponibles. Mais, avant d’entrer dans les détails, il est nécessaire de faire la distinction entre les deux grandes catégories de permis de travail : les permis ouverts et les permis liés à un employeur donné.

Le permis de travail ouvert vous permet de travailler pour presque n’importe quel employeur au Canada, sans avoir besoin d’une offre d’emploi au moment de la demande. C’est notamment le cas du permis Vacances-travail ou du permis de travail postdiplôme. Les conjoints de certains étudiants ou travailleurs étrangers peuvent également y être admissibles, mais uniquement s’ils remplissent les conditions prévues.

Le permis de travail lié à un employeur donné, également appelé permis de travail fermé, sera, comme son nom l’indique, relié à votre employeur. Sur votre permis seront notamment indiqués le nom de l’employeur, la durée autorisée du travail et, le cas échéant, le lieu où vous pouvez exercer votre activité. Une offre d’emploi est généralement nécessaire.

Vous ne pouvez pas choisir librement entre ces deux catégories : le permis auquel vous pouvez prétendre dépend de votre situation, du programme concerné et de l’emploi envisagé. Pour déterminer celui qui vous correspond, consultez la page officielle du gouvernement du Canada.

Comment obtenir un permis de travail au Canada ?

Après avoir déterminé le type de permis correspondant à votre situation, il est nécessaire d’établir si vous remplissez les critères d’admissibilité. Vous devez notamment :

  • attester de votre intention de quitter le territoire à l’expiration de votre permis ;
  • disposer de moyens financiers suffisants pour subvenir à vos besoins et à ceux de votre famille pendant votre séjour ;
  • respecter la loi et ne pas représenter un risque pour la sécurité du Canada ;
  • être en bonne santé et, si nécessaire, passer un examen médical ;
  • fournir tout document supplémentaire demandé par les autorités canadiennes.

Les justificatifs professionnels dépendent ensuite du permis sollicité. Pour un permis lié à un employeur donné, une offre ou un contrat de travail est nécessaire. Si l’emploi exige une étude d’impact sur le marché du travail (EIMT), l’employeur doit vous transmettre le numéro ou une copie de l’EIMT favorable. Si l’emploi en est dispensé, il doit généralement déposer l’offre dans le Portail des employeurs et vous communiquer le numéro obtenu. Pour un permis de travail ouvert, aucune offre d’emploi ni EIMT n’est normalement nécessaire.

Les documents à fournir peuvent notamment comprendre :

  • un passeport valide ;
  • les documents relatifs à l’emploi, le cas échéant ;
  • la preuve que vous possédez les qualifications requises ;
  • des justificatifs de ressources financières ;
  • une photographie et vos données biométriques, si elles sont demandées ;
  • un certificat de police ou les résultats d’un examen médical, selon votre situation ;
  • le justificatif de paiement des frais.

Les frais de traitement s’élèvent actuellement à 155 $CA. Des frais supplémentaires peuvent s’appliquer, notamment pour un permis ouvert ou pour le relevé des données biométriques.

La demande de permis de travail s’effectue généralement en ligne. Le recours au « tour du poteau » n’est plus possible pour obtenir un permis de travail ou d’études depuis décembre 2024. Si vous êtes déjà au Canada, vous devez vérifier si votre statut vous autorise à présenter une demande depuis le pays.

Les membres de votre famille doivent effectuer leurs propres démarches. Un époux ou conjoint de fait peut, dans certaines situations seulement, être admissible à un permis de travail ouvert.

Les délais varient selon le type de demande, le pays de résidence et le volume de dossiers. Il est donc préférable de consulter directement les délais de traitement actualisés.

Enfin, un permis de travail reste temporaire et ne donne pas automatiquement accès à la résidence permanente. Pour vous installer durablement, vous devrez être admissible à l’un des programmes d’immigration permanente et déposer une demande distincte.

Quelques conseils de pro pour décrocher un job au Canada

Afin d’avoir toutes les cartes en main, nous avons demandé conseil à une experte en la matière : Marilène Garceau, conseillère en mobilité internationale du cabinet Kennedy Garceau.

Kennedy Garceau est composé d’une équipe franco-canadienne spécialisée dans l’accompagnement des futurs immigrants européens dans leur recherche d’emploi et leur intégration au Canada.

Voici donc les conseils d’une professionnelle pour augmenter vos chances de trouver un emploi au Canada :

Votre CV est votre carte de visite pour trouver un emploi au Canada.  Encore faut-il que celui-ci reprenne les standards de votre futur pays d’accueil pour capter l’attention de votre lecteur. La clé ? Formuler, par des faits concrets, ce que vous avez accompli en vous assurant d’y ajouter des éléments quantitatifs et qualificatifs.

Allez explorer votre futur pays d’accueil. Rien de mieux que de profiter de quelques jours de congé pour visiter la province/ville de et  confirmer votre choix. Rencontrez des personnes de votre industrie et contactez des nouveaux arrivants afin qu’ils partagent leur expérience. Et si vous réserviez une chambre chez l’habitant ? Une belle façon de réduire les coûts et d’échanger avec les locaux.

Optimisez l’utilisation de LinkedIn. Cet outil de réseautage professionnel est un incontournable au Canada pour bien développer votre réseau. Une bonne façon d’identifier des personnes exerçant votre métier, de rentrer en contact avec eux et d’échanger. En exploitant tout le potentiel de LinkedIn, vous le transformerez en outil de veille active et recevrez l’actualité des entreprises qui vous intéressent ainsi que celle de votre secteur d’activité.

Rencontrez des Canadiens avant de partir. Et si le développement de votre réseau canadien commençait avant même votre départ ? Allez à la rencontre des associations canadiennes et participez aux nombreux événements qui se déroulent près de chez vous : une excellente façon d’affiner votre présentation percutante en 30 secondes.

Si vous n’avez pas pu profiter d’un PVT Canada pour partir au pays des érables, la demande d’un permis de travail vous ouvre encore de nombreuses opportunités. Selon votre profil et votre domaine d’expertise, il existe différents types de permis auxquels vous pouvez prétendre. ACS vous livre les meilleurs conseils pour vous permettre de réaliser votre rêve d’expatriation, et vous permet de choisir une assurance en harmonie avec vos besoins pour un séjour réussi au Canada et dans le monde.

Inspirez votre prochain départ