Couple de cinquantenaires marchant main dans la main sur une plage paradisiaque

Comment bien préparer sa retraite à l'étranger ?

Écrit par : Daniel L.

Passer sa retraite à l’étranger est devenu une alternative séduisante qui permet de couler des jours heureux dans des pays où le coût de la vie est plus attractif. Mais vivre sa retraite à l’étranger ne s’improvise pas et demande une préparation en amont. Pour en savoir plus sur les formalités à prévoir, consultez les informations du site de l’Assurance Retraite. Dans cet article, nous faisons le point sur certains sujets importants à tenir en compte avant de s’expatrier en tant que retraité.

Préparer sa retraite

Dans quel pays s’expatrier ?

Choisir un pays étranger pour passer sa retraite nécessite d’une longue préparation à niveau personnel, financier, fiscal, etc. Le choix du pays dépend de chacun, et ce en fonction de ses préférences et son budget.

Un conseil : afin d’éviter un éventuel choc culturel trop important résultant d’une expatriation mal planifiée, il est conseillé de bien se renseigner sur la culture, les habitudes, le climat, etc. du pays de son choix, mais surtout de s’y rendre pendant quelques semaines avant de prendre sa décision finale.

Comment percevoir sa pension de retraite à l’étranger ?

Au niveau de la pension, son montant reste inchangé, quel que soit le pays choisi. Les formalités à remplir sont très simples, car pour recevoir sa retraite dans un autre pays, il suffit d’informer la Caisse nationale d’assurance vieillesse et la Caisse de retraite de sa circonscription du changement de domicile. L’envoi régulier d’un certificat de résidence auprès de la Caisse de retraite sera nécessaire pour percevoir sa pension.

S’il existe une convention de sécurité sociale entre la France et le pays d’accueil, le retraité n’aura qu’à retirer sa pension auprès de l’organisme local chargé de l’assurance vieillesse qui servira comme liaison avec la caisse française. Si cette solution n’est pas disponible, c’est la caisse française où l’on a cotisé qui enverra directement la pension.

Pour toucher sa pension, l’expatrié retraité peut soit ouvrir un compte bancaire dans son pays d’accueil pour y recevoir le montant de sa retraite, soit le percevoir sur son compte en France et effectuer un transfert par la suite.

Retraite à l’étranger, qu’en est-il de l’avantage fiscal ?

Vivre à l’étranger constitue une bonne alternative pour les retraités qui souhaitent bénéficier d’un allègement de la charge fiscale, car le changement d’adresse implique un changement de la domiciliation fiscale. De ce fait, la pension n’est plus soumise à la CRDS et à la CSG. Par contre, elle peut être soumise à l’imposition locale ; ce qui est plus ou moins intéressant, fiscalement parlant, en fonction du pays d’accueil. Il faut aussi noter qu’une cotisation sociale d’environ 2,8 % peut être appliquée à la source.

Si les intérêts économiques du retraité se trouvent en France ou s’il y séjourne plus de 183 jours par an, les impôts resteront prélevés en France. Si ce n’est pas le cas, l’imposition sera effectuée selon la convention fiscale reliant la France au pays d’accueil. Attention, il est important de signaler que si aucune convention n’est en vigueur entre les deux pays, la pension pourrait être soumise à une double imposition.

Et la couverture santé ?

Quant à la couverture santé, qui est souvent au centre des préoccupations des retraités souhaitant résider à l’étranger, elle diffère d’un pays à l’autre.

Si le pays d’accueil fait partie de l’Union européenne ou de la Suisse, le retraité peut bénéficier de la couverture santé locale. Sinon, il doit verser une somme forfaitaire ou une cotisation équivalente à 3,5 % du montant de sa pension auprès de la CFE ou Caisse des Français de l’étranger.

Il existe aussi des assurances pour expatriés retraités qui agissent comme une complémentaire au régime de la CFE. Dans certains cas, notamment dans les pays où le coût des soins médicaux est élevé, celles-ci peuvent s’avérer très utiles. Il faut tenir en compte que la CFE rembourse les soins médicaux sur la base des taux de remboursement de la Sécurité sociale française. Dans de nombreux pays les remboursements de la CFE peuvent s »avérer insuffisants pour couvrir la totalité des soins. En plus, ce type d’assurances proposent des garanties assistance et responsabilité civile qui ne sont pas prises en charge par la CFE.

Vous êtes expatrié retraité ou vous ou vous envisagez d’en devenir un ? N’hésitez pas à partager vos expériences ou commentaires.

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